jeudi 30 septembre 2010

Toc toc toc... "Qui est là ?" C'est moi, la nutritionniste !

Finis, les conseils par écrits et les analyses nutritionnelles autour d'un bureau. Je suis convaincue que pour des changements durables, il faut outiller les gens en direct de leur domicile. En me déplaçant chez vous et en ayant une idée du contenu de votre garde-manger, je peux vous aider de façon réaliste !

Laissez-moi vous convaincre...
Scénario #1 : Monsieur X désire avoir des conseils pour mieux s'alimenter et perdre quelques kilos. Or, il se présente au bureau d'une nutritionniste, qui, en échange d'une discussion de 60 minutes au sujet de son alimentation, lui remet quelques recommandations par écrit. "Intégrez des légumes au repas... Ajoutez une collation en avant-midi..." O.K., c'est dans le simpliste, mais pour les fins de l'exemple allons-y ainsi.

Arrivé à la maison, monsieur X se rend compte qu'il ne sait pas vraiment comment apprêter des légumes. D'ailleurs, il n'aime pas vraiment ça et n'en tient pas dans le frigo. Et s'il pense que sa femme a le temps de lui concocter des crudités pour le dîner, qu'il oublie cette idée. Entre le métro, le boulot et le dodo, pas le temps de faire les lunchs. Hmmm... Que va-t-il choisir pour collation ? La nutritionniste lui a proposé de combiner deux aliments, un avec des glucides et l'autre avec des protéines. Il devra aller à l'épicerie... (Horreur!)

Après quelques semaines d'effort, la motivation bat de l'aile. Il retombe dans ses vieilles habitudes et se dit que changer, c'est trop compliqué...

Pas de jugement !
Sachez que toutes les nutritionnistes font de leur mieux pour outiller les gens. Mais parfois (comme dans le cas de monsieur X) ils ne sont pas vraiment prêts à changer. Difficile de mettre en application tous nos conseils. Même si on tente d'y aller graduellement et de responsabiliser les clients, leurs habitudes alimentaires sont souvent très bien ancrées...

C'est pourquoi j'ai décidé de confronter les individus. Je me déplace chez eux, j'ouvre leur garde-manger. J'aperçois l'intérieur de leur frigo. L'état de leur fourneaux. La panoplie de suppléments qui traînent sur le comptoir. Le désordre dans les armoires de cuisine. Je ne juge pas: c'est la réalité des gens que je rencontre et je l'accepte. On a tous de la "broue dans le toupet"... Rien n'est parfait ! Je vous accompagne. Vous avez pour objectif de manger plus de légumes ? D'apprêter votre poisson différemment pour le faire aimer à vos enfants ? De préparer un menu équilibré pour la semaine ? De dénicher de nouveaux aliments à l'épicerie ? De décoder le menu du restaurant ? Je m'adapte à vous en fonction de votre réalité. Les barres tendres sont votre collation favorite ? Le manque de temps vous empêchent de cuisiner ? Loin de moi l'idée de vous conseiller de cuisiner vous-mêmes vos barres tendres pour les rendre nutritive. Je me rends avec vous à l'épicerie pour vous aider à les choisir. Ou on trouve une autre alternative qui prendra une seconde à vous mettre sous la dent. En gros, pour toute demande relative à l'amélioration de votre alimentation, je m'incline devant vous et je répond à VOS attentes.

Un jour à la fois...
J'entends déjà toutes les nutritionnistes me dire: "Tu ne responsabilises pas les gens. Tu leur donnes tout cuit dans le bec." Tut tut tut ! Sachez Mesdames et Messieurs que je vous donne le coup d'envoi. Je vous outille, mais loin de moi l'idée de rester à vos côtés pour le restant de vos jours à préparer vos menus, vos repas et faire votre épicerie ! Je veux juste vous simplifier la vie, un instant, pour que vous puissiez comprendre à quel point chaque petit changement est simple quand on le fait avec plaisir. Oui, ça prend un peu de détermination ! Mais je serai là pour vous convaincre et vous empêcher de lâcher prise.

Alors, qui aimerait recevoir ma visite ? Empathie, écoute et fous rires garantis ! :)

jeudi 16 septembre 2010

Quand l’anxiété, la peine, la joie ou la colère nous creusent l’appétit…

« Un bon gâteau au chocolat bien « cochon », ça va te remettre à neuf, mon ami(e) ! »

On vous a dit ça parce que votre chum ou votre blonde vous a laissé. Parce que vous avez coulé un examen important. Parce que vous avez perdu votre job. Ou même, parce que votre chien est mort … On mange tous, au moins une fois, nos émotions !

De mon côté, je tente au mieux que possible de ne pas me désennuyer grâce à mon passe-temps favori : LA BOUFFE ! Et ça m’arrive fréquemment, vues mes émotions en « montagnes russes ». OK. Je me confesse (roulement de tambour…) : je suis malade dans ma tête. Soyez sans crainte, je suis loin d’être folle! ;) Mais je vous dis la vérité : je suis hypochondriaque. Voilà ! Malade, mais uniquement dans ma tête. Je m’imagine des maladies. J’ai consulté, rien n’y fait. Je vais toujours penser qu’au moindre petit « bobo », j’ai le cancer du corps au complet.

Mes crises ressemblent beaucoup à des crises d’anxiété : je pense à ma douleur, je m’imagine une maladie, je cherche sur internet. Évidemment, je suis en phase terminale, à y lire tout ce qu’on dit sur mes symptômes… Rien de rassurant. Je respire rapidement, j’ai une boule dans la gorge et… j’ai envie de manger mes émotions ! Rage de sucre, rage de gras. J’ai envie d’un bon verre de vin pour me relaxer. Oui, une nutritionniste a ses faiblesses. J’ai toutefois encore quelques trucs dans ma paire de manches pour ne pas tomber à chaque fois dans un « gâteau au chocolat bien « cochon ». Voici quelques trucs pour vous satisfaire la panse ou encore, éviter de vider votre garde-manger lorsque vous serez « à boutte ».

1. Craquez pour des craquelins « nutritifs » !
On peut penser à ceux faits de riz, ou à d’autres bien croquants faits à base de plusieurs céréales entières. Je me dis toujours que lorsque c’est croquant, au moins, ça donne l’impression que je mange des « cochoneries ». Me voilà donc comblée d’avoir fait « croush-croush » après quelques larmes versées. J’aime bien les Minces au riz, les Melba de blé entier ou les Bons Grains de Dare. Encore mieux, il y a les Lavash aux graines de lin de Pita Break (avec du hoummos, MIAM!) Tous des choix nutritifs pour vos envies de dents salées.

2. Je plonge dans mon yogourt…
Un incontournable pour moi : je m’ouvre un pot de yogourt, la saveur que je préfère (framboise!) et j’y ajoute une bonne poignée de noix de Grenoble ou parfois une poignée de mes céréales favorites (des Kashi au miel et aux amandes). C’est crémeux et en même temps, ça fait « crunch ». Quoi de mieux pour combler mes papilles ? (Ok, j’avoue que ça fait très grano comme « snack de déprime ». Désolée, c’est rare (mais possible!) que des nutritionnistes ont des chips et des biscuits double-chocolat dans le garde-manger!)

3. À l’occasion, je craque ! (raisonnablement)
Grâce à mon père qui, comme vous le savez maintenant après avoir lu un de mes derniers articles du blogue, conserve quelques litres de crème glacée Coaticook, je me laisse parfois tenter par un délice glacé. Mais attention, pour réchauffer mon petit cœur, mieux vaut mesurer avec une cuillère à crème glacée (et non pas avec la louche qui remplit trois bols à soupes…) Ainsi, je me sers une petite boule, bien « compacte » sur un joli cornet. Ah oui, j’allais oublier… Je complète avec un demi carré de chocolat noir pour orner mon cornet de crème glacée (ça me rappelle l’époque où je travaillais chez Laura Secord!) Oups, deuxième confession du jour : une nutritionniste a effectivement travaillé dans une bonbonnerie. Vous avez la preuve qu’on peut être « grano », tout en sachant profiter des petits plaisirs quand l’occasion se présente !

Et vous, vous arrive-t-il de manger vos émotions ? Que mangez-vous pour les « rassasier »?

P.S. : Je tiens à vous préciser que je ne vous encourage pas systématiquement à manger lorsque vous avez le « motton » à la gorge. Bouger, faire une activité qu’on aime, prendre un bain, danser, cuisiner, appeler un ami, écouter un film de filles (ou un film de gars), lire un bon livre, magasiner… Voilà d’autres options un peu plus sensées. Mais bon, soyons réaliste : vous allez sûrement, une fois parmi tant d’autres, vous faire avoir par votre estomac…

Je dois y aller, j’ai une douleur à l’hypochondre droit qui irradie jusqu’à ma vertèbre lombaire #L1… Ce sont des blagues les ami(e)s! :)

lundi 6 septembre 2010

3, 2, 1... Partez !

Dimanche, 5 septembre 2010. Journée que j'attends avec impatience depuis belle lurette. C'est le marathon ! Bon, je ne veux pas me "péter les bretelles", j'ai quand même débuté avec un 10 km. On reverra l'option du 21km l'an prochain ! Mais pour moi, faire 10km, c'était tout un exploit. Je me rappelle une époque (...à l'aube de ma vingtaine...) lors de laquelle je dédaignais complètement la course. "2 km de course ? Est-tu fou ? Je n'arriverai jamais à te suivre!" Je parie que je vais vous tanner avec mes histoires d'ex à n'en plus finir, mais encore ici, c'est monsieur qui courait. Moi, je préférais faire semblant de me faire des muscles au gym tout en discutant de tout et de rien avec ma copine. Mais au moins, je travaillais les muscles de ma mâchoire, non ? Ouin, je ne crois pas que ça compte pour une activité physique, ça...


Alors, un jour, j'ai décidé de le suivre et d'affronter mon premier 2 km. Ça n'a pas été facile. Je me suis donnée de toutes mes forces, j'avais la gorge en sang, ma respiration se faisait difficile, j'avais une crampe au ventre, dans le pied, dans le petit orteil... Bref, toutes les excuses étaient bonnes pour que je m'arrête. D'autant plus que pendant que moi je courais, monsieur, lui, marchait ! (Nous n'avions pas la même longueur de foulées, bon!) Comme vous pouvez le constater, je ne me suis pas arrêtée. J'ai continué, continué, continué...

Alors que lui m'a toujours impressionnée, je peux vous dire qu'aujourd'hui, c'est moi qui court plus que lui ! Pfff! C'est quoi son p'tit 8km à côté de mon 10? (Ok, là, j'me "pète les bretelles"...)
J'ai carrément développé une passion pour la course. C'est un exutoire, je m'abandonne au son de mon lecteur mp3, je regarde ma montre Polar avec tant d'attention pour m'assurer de courir à la bonne fréquence cardiaque, j'ai les souliers spéciaux conçus pour mes "mosus" de pieds plats et même, le p'tit kit tout-en-rose pour matcher avec ma paire de bas... (Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris que le p'tit kit soit rose ! Malheur à moi-même: mes souliers de course sont turquoise...)

Conclusion: prenez mon histoire comme un exemple. Je ne veux pas vous convaincre de faire le marathon demain matin, mais au moins, tentez l'expérience de la course. Si vous êtes découragé, entourez-vous. Trouvez-vous des amis, des collègues, de la famille, n'importe qui pouvant vous pousser à continuer ou vous motiver. L'activité physique au quotidien, ça ne vient pas tout seul. Il faut avoir de l'intérêt et avoir le GOUT de bouger. Comme ça, c'est toujours plus facile de se garder une toute petite place à l'horaire pour en faire.

Je suis certaine que des histoires comme la mienne, y'en a d'autres. Et vous, si vous me racontiez comment vous vous êtes adonnés à faire de l'activité physique ? Allez, ça encouragera les autres.

Qui sait, peut-être se verra-t-on l'an prochain au marathon ?