dimanche 11 décembre 2011

Que signifie Noël, pour vous et votre cuisine ?

Aujourd'hui, je me suis rendue à la Tablée des Chefs pour y cuisiner des tourtières visant à aider les plus démunis de Moisson Montréal, en partenariat, notamment, avec le magazine Le Must Alimentaire. Nous voulions préparer 240 tourtières, mais sans l'ombre d'un doute, c'est bien plus que 240 tourtières qui leur seront remises, cette année, à voir la vitesse des participants rouler leurs abaisses... La farine me sortait par les oreilles, et mes doigts étaient bien garnis de beurre (c'est que les gens de Moisson Montréal pourront savourer une croûte à base de beurre, les chanceux !) De telles initiatives me touchent beaucoup, et c'est avec grand plaisir que j'y ai pris part. Un des deuxième objectif de cette journée était  celui de nous RE-donner le goût de cuisiner nos propres tourtières. Ça m'a fait réfléchir. "Ah oui ? Les gens préfèrent acheter leur propre tourtière ?" ou encore pire, ne pas en manger... (!)

Le déclin de nos traditions...
À la dinde, aux tourtières et aux ragoûts ! Comment se fait-il que nous ayons perdu l'envie de cuisiner, à Noël ? Je comprends que dans nos routines, nous ayons moins de temps pour cuisiner... Mais dans le temps des fêtes : n'est-ce pas un moment pour savourer des moments en famille ou entre amis ? Voir des gens que nous n'avons pas vu depuis des lunes et festoyer autour d'un bon repas ? Si nous n'avons pas le temps de cuisiner, ne serait-ce qu'un dimanche après-midi ou un samedi avant le repas des fêtes, c'est certainement parce que nous passons trop de temps à magasiner. Oui, vous avez bien lu et compris le fond de mes pensées: bien manger, ça m'importe plus que d'acheter des cadeaux. Désolée pour ceux qui s'attendaient à recevoir un présent de ma part ;-) (À ce sujet, je préfère donner des cadeaux "cuisinés". Ma collègue, Alexandra Leduc, a rédigé un merveilleux blogue pour des idées-cadeaux gourmandes dernièrement.)

Dans le temps de vos mères et vos grands-mères
Je me sens tellement privilégiée lorsque j'ouvre le livre de recettes de ma mère. Sans parler des pages toutes tachées et jaunies de celui de ma grand-mère ! Comment aurais-je pu préparer des tourtières, des ragoûts, des rôtis ou des sucres à la crème sans d'abord avoir observé ma mère les cuisiner ? J'admets avoir surtout participé à la dégustation... Mais j'ai appris et compris que cuisiner pendant le temps des fêtes, c'était une activité comme une autre. Ce n'était pas plus ni moins important que l'achat des cadeaux ou la décoration du sapin. Je vous lance donc un message: cette année, instaurez de nouvelles traditions. Oubliez votre journée de magasinage entre 8h00 et 17h00, puis consacrez ne serait-ce qu'une demi-journée à préparer quelques bouchées pour Noël et le jour de l'An, en famille. Je vous suggère mes quelques recettes et plusieurs conseils juste ici dans mon dossier sur le site de Yoopa : L'alimentation pendant le temps des fêtes-Yoopa.

Et vous, qu'allez-vous cuisiner, cette année ?

vendredi 11 novembre 2011

Cuisiner avec les aliments du commerce. Oui, et alors ?

Ce qui est frais est toujours ce qu'il y a de plus nutritif et de moins transformé. C'est un point. Mais parfois, découvrir de nouveaux aliments, c'est aussi s'ouvrir aux produits offerts sur le marché qu'ils soient nutritifs ou moins nutritifs. En autant qu'ils comblent nos papilles, à l'occasion ! Inutile de vous culpabiliser parce qu'il vous arrive de faire l'achat d'une sauce tomate en conserve... Nous avons tous besoin de dépanneurs, de temps à autre ! Récemment, je suis parvenue à faire apprécier de la courge (un légume!) et de la purée d'haricots (des légumineuses, ouh là là !) à mes convives friands de bonne chair. Et ce, parce que j'y ai "espièglement" ma touche d'aliments préparés. Voici quelques recettes nutritives, qui, à l'aide d'ingrédients du commerce, convaincront peut-être les plus difficiles de les déguster.


Courge spaghetti aux amandes et à la saucisse au basilic

- La chair d'une courge spaghetti cuite
- La chair de deux saucisses au porc au basilic
- 2 gousses d'ail, hachées finement
- 30 ml (2c. à soupe) d'huile d'amandes grillées

Une fois la chair de la courge et de la saucisse mélangées, ajouter l'ail et l'huile d'amandes grillées. À servir dans la coquille de la courge spaghetti ayant été évidée. Parsemer de fromage parmesan, si désiré.

Mes produits du commerce :

Tartinade de haricots romains aux amandes marcona

- 1/2 conserve de haricots romains, rincés et égouttés
- 2 gousses d'ail, hachées finement
- 15 ml (1c. à soupe) d'huile d'olive
- 15 ml (1c. à soupe) de vinaigre de vin blanc
- Poivre noir moulu, au goût
- Persil frais haché, au goût
- 125 ml (1/2 tasse) d'amandes marcona

Réduire en purée les haricots et l'ail avec l'huile, le vinaigre, le poivre et le persil dans un robot culinaire. Réserver. 

Pendant ce temps, faire griller les amandes dans une poêle antiadhésive à feu doux pendant environ 5 minutes, ou jusqu'à ce que les amandes soient légèrement rôties. Verser dans le robot culinaire et hacher les amandes très grossièrement.

Mélanger les amandes et la purée d'haricots. Servir accompagné de craquelins de grains entiers ou de mie de pain frais.

Mes produits commerciaux:


Peu importe les aliments du commerce que vous choisirez, assurez-vous de bien lire l'étiquette de valeur nutritive. Loin de moi l'idée de vous faire passer des heures à l'épicerie. Les allées centrales doivent être fréquentées en dernier recours, car l'important, c'est d'abord de faire le plein d'aliments frais : légumes, fruits, fromages d'ici, produits de boulangerie, viandes, oeufs, volaille ou substituts (légumineuses, noix, tofu...) Une fois dans les rangées d'aliments transformés, rappelez-vous ces deux chiffres miracles : 5 et 15. 

Lorsque, sur le table de valeur nutritive, le % de valeur quotidienne (VQ) indique moins de 5%, cela signifie que le produit contient peu de cet élément nutritif. À l'inverse, au-delà de 15%, le produit contient BEAUCOUP de cet élément. Attention : le % de VQ veut dire que lorsque vous consommez la portion de référence mentionnée sur ce produit, vous ingérez approximativement une quantité "x" de vos besoins. Par exemple, un produit sur lequel on peut lire "20 %" au niveau des fibres, veut dire qu'il répond à 20 % de vos besoins quotidiens en fibres, mais aussi qu'il en contient en bonne quantité (au-delà de 15%).

Quels sont vos produits favoris du commerce, également nutritifs, selon vous ?

lundi 31 octobre 2011

Quoi faire avec nos bonbons "post-Halloween" ?

La question qui brûlera sur toutes les lèvres en ce premier jour de novembre : quoi faire avec notre gigantesque récolte de bonbons d'Halloween ? Plusieurs parents se demandent s'ils peuvent en donner à leurs enfants les jours suivants, et si oui, à quelle fréquence et en quelle quantité ?  Oubliez l'angoisse du lendemain de cette monstrueuse soirée. J'ai des idées qui sont loin de vous effrayer ! 

1. Faites le tri, et conservez les favoris
Je me souviens du temps où j'ouvrais mes sachets de gâteries. Je ressentais une immense déception en voyant que tout ce qui s'y trouvait, c'était de la tire "Sainte-Catherine" et des "Tootsie Rolls". Idem pour les chips, les cigarettes "Popeye" et les bonbons poudreux qui ressemblaient aux pilules de ma grand-mère. "Beurk", m'exclamai-je. Moi, je voulais du chocolat, rien d'autre ! En mettant de côté les friandises que vos touts-petits ne voudront pas manger, on vient d'éliminer une bonne partie des bonbons qu'ils auraient ingurgités à l'année longue. Mais avouons-le: c'est vous qui les amènerez peut-être au bureau pour les grignoter après votre dîner ;-) En autant que ces sucreries soient consommées à petites doses ( un ou deux bonbon par jour pendant quelques semaines), ils ne feront pas de tort. Après tout, vous mangez des aliments nutritifs et variés tout le reste de la journée, non ? 

2. Sucreries en conserve
Les bonbons, ça se conserve très bien, vous savez ? Ce ne sont pas des produits périssables, sauf que leur goût sera meilleur si on les consomme rapidement. Quant au chocolat, c'est différent. Il peut facilement se conserver jusqu'à 6 mois au frais. Si vous le laissez au frigo, attendez-vous à ce qu'une couche blanche apparaisse en surface: c'est la faute au gras du cacao. C'est moins joli, mais tout aussi bon ! Pour ma part, nous conservions le chocolat de Pâques jusqu'à un an au congélateur. Mais je parle du chocolat dans sa forme la plus simple, bien sûr (sans le caramel, les "peanuts" et le nougat...)


3. Rentabilisez vos gâteries 
Pourquoi ne pas réutiliser vos friandises dans les prochains desserts que vous cuisinerez ? Par exemple, c'est bientôt la fête de votre plus jeune : utilisez les bonbons de l'Halloween pour décorer son gâteau. Un soir de fin de semaine, ornez sa boule de crème glacée avec un morceau de "Oh Henry !" miniature. C'est l'heure du cinéma-maison ? Servez quelques bonbons avec votre pop-corn nature. Enfin, si vous avez l'intention de préparer des biscuits aux brisures de chocolat, inutile de vous procurer des brisures. Hachez simplement les barres "Aéro" et "Kit-Kat" à l'aide d'un couteau : ça fera le travail pour cette fois-ci. 

Encore une fois, pour autant que ces aliments soient servis à l'occasion et que l'alimentation de vos enfants comprennent une variété d'aliments nutritifs et savoureux, il n'y a pas de quoi  faire un plat avec les sucreries. Si vous tentez de priver les touts-petits de ces aliments, ils  verront  ceux-ci comme des interdits. Et de l'interdit naît l'intérêt !

Vous, que prévoyez-vous faire avec vos bonbons d'Halloween ?

Et si vous ne savez pas comment réutiliser vos citrouilles, voici une délicieuse recette de muffins à la citrouille que j'ai réalisée cette fin de semaine. Ma variante : remplacer la mélasse par du sirop d'érable, et une  poignée de noisettes concassées pour une touche bien croquante. Bonne popote !





lundi 17 octobre 2011

Quand, par un dimanche d'automne, il pleut...

On a toujours la bonne excuse de ne pas cuisiner les soirs de semaine par manque de temps. Mais moi, j'ai la ferme conviction qu'il ne s'agit que d'un manque de planification ! Quand je dis "planifier", cela ne veut pas dire, chaque semaine, inscrire sur un petit tableau aimanté sur le réfrigérateur ce qu'on prévoit manger matin, midi et soir du lundi au vendredi. Non, il en suffit encore moins ! 

Et si on avait toujours, sous la main, des aliments dépanneurs ? Et si nous faisions notre épicerie en conséquence, par un dimanche pluvieux ? Voilà qui nous éviterait de passer par le supermarché du coin, après une longue journée de travail... Ou encore, de faire un arrêt au resto pour vider notre porte-feuille... Voici mes quatre conseils pour mieux planifier les repas de la semaine, par un dimanche pluvieux (bien sûr, vous devrez vous soumettre au même exercice lors des dimanches ensoleillés, pas le choix !)

1. Sondez votre garde-manger (15 minutes)
Que contiennent votre garde-manger, votre frigo et votre congélo ? En sachant ce que vous avez déjà sous la main, vous pourrez ainsi mieux planifier vos achats. Des incontournables dont vous ne pourrez vous passer:
  • Légumes frais ou surgelés de toutes sortes
  • Fruits frais, séchés ou surgelées variés
  • Des pâtes alimentaires, du couscous, du riz ou du quinoa
  • Des pains variés : blé entier, ciabatta aux olives, pita, tortilla...
  • Du fromage et du yogourt
  • Des légumineuses en conserve : pois chiches, lentilles, haricots...
  • Du poisson frais, surgelé ou en conserve
  • Des noix ou des graines variées 
  • De la viande fraîche ou surgelée: boeuf haché extra-maigre, poitrines de poulets, filets de porc...
Tout est en place ? Ne vous reste plus qu'à vérifier vos assaisonnements. 
  • Épices et fines herbes séchées : cari, paprika, basilic, cannelle
  • Sauce et condiments variés: sauce chili, moutarde Dijon, pesto, chutney de mangue, tomates séchées, tapenade d'olives
Au fur et à mesure que vous vérifiez les aliments disponibles dans vos réserves, prenez en note les items manquants ou que vous aimeriez ajouter à votre menu cette semaine. Lancez-vous un défi: un aliment nouveau par semaine, pourquoi pas ?

2. Feuilletez les cahiers publicitaires (15 minutes)
Puisqu'on les reçoit et qu'on les lance le plus souvent à la poubelle, mieux vaut les utiliser ! Jetez un coup d'oeil aux légumes et fruits à prix moindre chaque semaine, puis sélectionnez un ou deux supermarchés au choix qui vous permettront d'économiser. Cela vous évitera de voyager d'épiceries en épiceries, c'est garanti ! Notez les items qui vous intéressent sur la même liste que vous avez débutée dans l'étape précédente.

3. Rendez-vous à... l'épicerie ! (60 minutes)
Arrivé à l'endroit de prédilection, dirigez-vous vers les allées extérieures de l'épicerie. Passez d'abord par les légumes et fruits frais, puis par la fromagerie et la boulangerie, pour terminer au rayon des viandes et des produits laitiers réfrigérés. Terminez votre visite par les allées centrales : celles des aliments transformés ! Consultez toujours votre liste: céréales à déjeuner, craquelins de grains entiers, pain tranché, légumineuses ou thon en conserve, sauces commerciales réduites en sodium, noix et graines, font peut-être partie de votre liste d'achats.
 4. On range et on arrange ! (60 minutes)
Des carottes non-pelées, de la laitue pas lavée, des brocolis pas coupés... Qui a envie de prendre 10 minutes chaque soir pour laver, couper et peler ses légumes ? Faites participer les enfants et chacun à son poste: l'un lave les légumes, l'autre les coupe. Quelqu'un peut se charger de faire bouillir l'eau afin de préparer des pâtes alimentaires cuites à l'avance... Pendant que ça cuit, cette même personne prépare une marinade et la dépose dans un sac hermétique avec des pièces de viandes. 

Voilà. En moins de 3 heures, top chrono, vous venez de sauver un temps fou à préparer vos repas des soirs de semaine. Je vous facilite encore plus la tâche, ici, en vous proposant quelques idées sur le pouce.

18h30. Qu'est-ce qu'on mange ? Prêt en moins de 30 minutes:
- Filet de porc à la moutarde préalablement mariné, salade de laitue préalablement lavée, tomates et poivrons tranchés avec pain frais: à l'arrivée, on tranche le filet et on fait sauter à la poêle à feu moyen. Tandis que ça cuit, on fait dégeler le pain, puis on mélange la salade. 

- Fusilis à la mexicaine : on sort nos pâtes cuites au préalable, on arrose le tout de salsa, d'olives noires, de maïs en grains surgelés et d'haricots noirs en conserve, égouttés et rincés. On parsème de mozzarella, puis on enfourne, jusqu'à ce que le fromage soit fondu.

- Saumon à la marocaine: notre surplus de filet de saumon cuit le dimanche soir sera mélangé à un couscous minute, puis à des raisins secs. Au micro-ondes, on fait cuire des fleurons de brocoli et des morceaux de courgettes (zucchinis) 2 minutes dans très peu d'eau. On mélange le tout dans un grand bol, et on assaisonne de cannelle, de fenugrec et d'anis. On déguste !

Pour d'autres idées de repas prêts en moins de 30 minutes, consultez le livre de la nutritionniste Geneviève O'Gleman: Rapido-Presto, publié aux éditions La Semaine. 

mardi 4 octobre 2011

À vos tartes !

Ma tarte, prête à être dévorée
Cette fin de semaine, je me suis dédiée à une seule chose: faire des tartes aux pommes. C'est qu'il me restait un énorme sac de pommes cueillies quelques semaines plus tôt. J'en ai profité pour tester différentes méthodes de préparation de croûtes, car en bonne nutritionniste que je suis, j'évite le fameux Crisco (ou en d'autres mots, une huile hydrogénée débordant de terrifiants gras trans). J'ai mis la main à la pâte, et en voici les résultats:

1. La croûte traditionnelle de ma mère, à base de Tenderflake.
La plus réussie. Le Tenderflake, c'est du saindoux ou du gras de porc. Il donne une texture très feuilletée à la croûte à tarte. J'adore travailler avec le saindoux: facile à manipuler avec la farine, il est également très maléable, ce qui confère une belle souplesse à la pâte une fois prête à être roulée. Je n'oublie jamais de la badigeonner d'un peu de lait. Voilà qui rend à mes tartes toute leur prestance grâce à leur magnifique dorure !

2. La croûte "crumble" style croustade.
Ceux qui fréquentent le Rockaberry sauront de quoi je parle : cette fameuse garniture grasse et sucrée à souhait (mais si exquise!) qui recouvre toutes les croustades aux fruits. J'aime bien préparer du "crumble" plus nutritif, puisque la croûte à tarte est suffisamment grasse pour plaire à mes papilles... Je mélange donc :
  • environ 1/4 tasse (60 ml) de beurre fondu
  • 1/2 tasse (125 ml) de farine de blé entier 
  • 1/2 tasse (125 ml) de poudre d'amandes
  • 1/3 tasse (80 ml) de cassonade
  • 1 tasse (250 ml) d'avoine à cuisson rapide
  • une pincée de cannelle 
  • puis je complète avec un peu d'eau froide pour donner une texture grumuleuse à mon mélange.
J'ai ensuite étendu le tout sur une de mes tartes garnies d'un mélange de pommes. Ça donne du goût, une belle texture et surtout, ça rappelle le péché mignon de mon éternel Rockaberry ;-)

3. La croûte au beurre : c'est bien meilleur !
L'an dernier, j'avais testé une croûte à base d'huile de canola. Décidemment, je manquais d'expertise en la matière. La croûte était très difficile à manipuler, sans compter qu'elle était peu croustillante, ni feuilletée, une fois cuite. Cette année, je me suis montrée encore plus audacieuse: croûte au beurre et farine de blé entier. Quel goût ! Ça n'a rien à voir avec le saindoux. Toutefois, la pâte demeure moins feuilletée, mais on l'oublie assez rapidement, une fois qu'on y a goûté...


Enfin, n'oubliez jamais la recette de base. Pour une abaisse, il vous faut:

  • 1 tasse (250 ml) de farine
  • 1/3 à 1/2 tasse (80 à 125 ml) de graisse (saindoux)
  • environ 1/3 tasse (80 ml) d'eau glacée (à ajuster selon la texture)
  • 1/2 à 1c. à thé (3 à 5 ml) de sel 
*Puisque le beurre et la margarine contiennent un peu d'eau naturellement, vous aurez peut-être à ajouter moins d'eau au mélange.

On ne peut pas s'empêcher de manger notre tarte aux pommes chaude garnie d'une belle boule de crème glacée. Ça demeure occasionnel, et rien ne nous empêche de congeler nos tartes pour se permettre cette douceur à l'année longue. Servez-vous de plus petites portions. Et pour prolonger le plaisir, déguster votre tarte étape par étape: la croûte du dessus, puis la garniture, puis la croûte du dessous. Vraiment, il y a de quoi se délecter à chaque bouchée.

Bonne confection de tartes !

dimanche 25 septembre 2011

Tombez dans les … COURGES !

Vous ne le saviez peut-être pas, mais je suis une grande passionnée de ma profession. Je me fais toujours un plaisir de revendiquer nos droits et de prouver que nous sommes la référence en matière de saine alimentation mais surtout, de plaisir à bien manger ! C'est donc avec enthousiaste que je prête ma plume à Mélanie Ladouceur, finissante au baccalauréat de nutrition à l'Université de Montréal. Et oui, la pauvre, elle doit m'endurer durant 7 semaines, me suivre, à gauche, à droite, dans mes activités. Mais ça ne l'a pas empêché de vous transmettre, sur une note de plaisir, ses idées à propos des courges. Surtout, encouragez-la et lisez jusqu'à la toute fin :)


 
À chaque année, j’attends avec impatience l’arrivée de l’automne.  Je ne manquerais pour rien au monde l’auto-cueillette de pommes, mais aussi … de courges.  J’ai découvert, il y a quelques années, le Centre d’interprétation de la courge à St-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides.  C’est tout près des nombreux vergers, ce qui permet de combiner la cueillette de pommes et de courges.  Et n’oublions pas le pique-nique !  Une journée d’auto-cueillette n’est pas complète sans le fameux pique-nique, dans un verger, sous les arbres chargés de pommes.  C’est la journée familiale par excellence. Vos enfants seront émerveillés, je vous le garantis. 

Ils pourront eux-mêmes cueillir leur citrouille pour l’Halloween.  Et des dizaines d’autres variétés de courges peuvent aussi être cueillies dans les champs.  On fournit même les brouettes pour notre récolte.  Mais, gageons qu’elles serviront surtout à transporter votre marmaille pour une petite balade dans les champs ou pour une "course de brouettes".


Pour un peu de féérie, pourquoi ne pas récolter des courges "Turban d’Aladin" ?  Elles sont magnifiques et feront de savoureux potages combinées avec vos pommes fraichement cueillies.

Avez-vous déjà vu des pâtissons aussi gros ?  On les nomme "bonnet d’électeur" en raison de leur forme.  Ils seront délicieux sautés à l’ail.  Vous n’avez qu’à les peler et à les trancher finement.


Les grosses courges bleues à la forme bizarre, ce sont des Hubbard Bleue (Blue Ballet).  Essayez-les en gratin dauphinois, c’est à s’en lécher les doigts !


Saviez-vous qu’il existe 4 variétés différentes de courge spaghetti ?  Il y a la courge spaghetti, la small-ghetti, l’oranghetti et la stripetti.  Elles ont une saveur légèrement différente, l’oranghetti étant la plus sucrée.  Coupez-les en deux, retirez les pépins, piquez leur chair à plusieurs reprises et badigeonnez-les d’huile.  Faites-les cuire environ 45 minutes au four à 350 F ou jusqu’à tendreté.  Ensuite, grattez la chair filamenteuse à la fourchette pour en faire des "spaghettis".  Il ne vous reste plus qu’à napper de sauce à la viande traditionnelle ou d’une sauce rosée aux crevettes.  Une façon originale de manger des pâtes.

Surtout, pas de gaspillage !  Les graines de toutes les courges sont comestibles.  Elles sont excellentes grillées au four et assaisonnées d’épices au choix.  Parfaites pour une collation ou dans les salades pour un peu de croquant. Et n’oublions pas les desserts.  Les courges s’y prêtes à merveille.  Ajoutez des cubes de citrouilles dans votre croustade ou compote de pommes.  Avec un peu de muscade et de cannelle, les palais seront charmés.  Elles sont aussi idéales râpées dans des gâteaux, muffins ou galettes.
  
Après avoir fait le plein de courges, pourquoi ne pas vous aventurerdans leur cave à vin pour déguster leurs derniers crus ?  Oui, oui !  Le Centre comprend également un vignoble dont les raisins charnus sont destinés à la production de vin. 
 

En espérant vous avoir donné le goût de découvrir à votre tour le Centre d’interprétation de la courge.  Allez-y faire un tour cette fin de semaine, vous ne serez pas déçus.  Petits et grands seront envoutés. 

Voici les coordonnées :
Centre d’interprétation de la courge
839, chemin Principal
St-Joseph-du-Lac (Québec) J0N 1M0
Téléphone : 450 623-4894

Bonne cueillette !

Mélanie Ladouceur
Étudiante finissante au baccalauréat en nutrition
Stagiaire chez Nadeau Nutrition

lundi 12 septembre 2011

La suite : Mes 10 commandements pour faire survivre nos bonnes habitudes alimentaires deux semaines en camping aux États-Unis

(+ anecdotes pour vous faire sourire) - Partie 2 de 2

La voici, tel que promis, la suite de mes aventures et de mes conseils pour se garder en santé sur la route du pays de la malbouffe. 

1. Tu vérifieras la liste d'ingrédients des produits à l'épicerie
La catastrophe: voilà ce que c'était lorsque j'osais regarder la liste d'ingrédients d'un produit. Aux États-Unis, même les yogourts aux allures plus "santé" affichent le "high fructose corn syrup" dans leur liste d'ingrédients. Et c'est sans parler des trois ou quatre sortes de colorants (Red #40, Yellow#6, Blue #20) et de la tonne d'amidon et de gélatine qu'on y ajoute pour donner l'impression que c'est du gâteau, et non pas du yogourt ! J'avais peine à trouver un yogourt nature. Force était de constater que les saveurs les plus appréciées allaient de la "Croustade aux pommes", à la "Key Lime Pie" pour finalement terminer avec le "Brioches au caramel". Si j'ai envie de ces aliments, je vais aller me les chercher. Pas besoin de me proposer une bonne dose de saveur artificielle dans mon yogourt à déjeuner ?

2. Tu te prévoiras des sources de protéines au petit-déjeuner
Les déjeuners servis dans certains hôtels que nous avons fréquentés avait de quoi combler plusieurs enfants. Muffins (ou plutôt "gâteaux") au chocolat, aux brisures de caramel ou aux petits fruits, brioches au sucre à glacer, croissants au chocolat, beignets glacés au chocolat ou au miel, punch aux pêches, pain blanc et confiture... Heureusement, j'avais toujours mon pot de beurre d'arachide sous la main. C'était un bonheur pour moi de constater qu'on y servait tout de même des "Raisin Bran", mais j'ai eu peine à garder mon sang-froid en constatant que ces céréales n'étaient pas les élues des papilles des vacanciers: les "Froot Loops", "Captain Crunch" et "Cocoa Puffs" avaient l'air bien plus prisées, à voir leur contenant quasiment vide...

Tels étaient les choix de notre déjeuner...
 3. Tu auras des collations faciles à manger sur la route
Entre la Floride et notre prochaine destination "Myrtle Beach", nous ne savions pas où nous arrêter. Nous voulions faire le plus de route possible,  sans nous arrêter inutilement. Mais la faim se fait souvent sentir: on bouge fréquemment, nous mangeons et dormons à des horaires décalées... Il nous fallait bien de quoi grignoter ! Oubliez les "grignotines" salées ou les bonbons sucrées. Les vacances sont propices à ce genre d'aliments, mais ce n'est rien pour nous soutenir pendant de longues heures de route. Les fruits frais, le yogourt et le fromage se conservent également moins bien, dans la chaleur de la voiture (à moins de traîner une boîte à lunch et de la remplir de glace très souvent). Nous avions recours à des noix, des arachides, des fruits séchés... Les barres énergétiques "Larabar " (disponibles dans la plupart des magasins d'alimentation naturelle) m'ont également été d'une grande aide. Enfin, n'oubliez pas votre bouteille d'eau, car nous pourrions ressentir la faim, alors qu'au fond, ce dont on a besoin, c'est de l'eau !

4. Tu te garderas une petite place pour le dessert, si l'envie y est !
Je ne veux obliger personne à manger du dessert. Mais les desserts aux États-Unis, ce sont de vrais repas ! Si vous comptez combler votre dent sucrée, de grâce, prévoyez un repas léger. Il n'est pas rare de voir des cornets de crème glacée petit format à trois boules, des gâteaux au chocolat huit étages garnis de sauce au chocolat et de trois boules de crème glacée, sans parler des immenses boutiques à bonbons au caramel salé (salted water taffy) Croyez-moi : une fois arrivés au Québec, même les plus aguerris auront envie de manger des légumes !

5. Tu trouveras des moyens de faire de l'exercice
Coureuse de nature, je m'étais dite que j'irais à de nombreuses reprises courir sur les plages de la Floride au lever du soleil. Malheur: le manque de sommeil, la chaleur et le débalancement ont fait en sorte que mon niveau d'énergie était beaucoup plus bas qu'à l'habitude. Pour pallier à mon manque d'exercice, je me suis auto-proclamée "Reine de la pompe à matelas". C'était pas mal, pour travailler les muscles du corps en entier ! Mon entraîneur aurait été fier de moi. Voici quelques exemples d'exercices. Et oui, vous pouvez rire de moi, j'ai suffisamment d'humilité pour ça ;-) 
Position de base
Croiser les jambes et remonter pour travailler les abdominaux (obliques)

Prendre la position de base et actionner la pompe avec les bras uniquement pour travailler les biceps

Adopter la position de base et actionner la pompe en descendant et remontant en pliant les jambes pour travailler les quadriceps


p.s.: Ces exercices ne vous sont pas proposés par un professionnel de l'activité physique. Référez-vous à un kinésiologue pour avoir l'heure juste ! www.kinesiologue.com

mercredi 24 août 2011

Mes 10 commandements pour faire survivre nos bonnes habitudes alimentaires deux semaines en camping aux États-Unis

(+ anecdotes pour vous faire sourire) - Partie 1 de 2

 Qui appréhende le temps des vacances ? On se prélasse, on sirote un bon vin, on partage des moments précieux, exempts du stress quotidien en famille... Et bien croyez-le ou non, moi, j'appréhendais quelque peu mes deux semaines de congé. C'est que je partais à l'aventure pour 14 jours de camping "nomade", en traversant  la côte est des États-Unis, jusqu'au point le plus au sud de la Floride. Oui, moi, la nutritionniste qui ne sort jamais sans ses crudités et son mascara, devait me contenter d'une tente et d'une voiture pour se loger et cuisiner. Mais l'optimiste en moi s'est dite: qu'à cela ne tienne ! Ce furent de magnifiques vacances reposantes, à savourer de bons petits plats nutritifs et savoureux. 

Voici donc  mes "10 commandements" (partie 1 de 2) pour passer des vacances santé savoureuses sur les terrains de camping rustique des États-Unis, malgré les longues heures passées sur la route. Sans oublier celles consacrées au montage et au démontage de votre tente...

1. Tu vivras surtout d'aliments séchés et en conserve

Nos  oranges fraîches de la Floride
Des fruits et des légumes frais à la frontière, ça ne passe pas. J'ai donc fait le plein de fruits en conserve, dans leur jus ou dans l'eau : ananas, pêches, compotes de pommes, etc. Nous avions également toujours un pot de fruits séchés à proximité, question de combler nos petites faims sur la route entre... le Québec, et la Floride ! Une fois arrivés à destination, c'est possible de faire l'achat de fruits et de légumes frais, mais leur conservation est plutôt difficile. Notre glacière conservait bien les aliments frais environ deux jours, car avec de telles températures (40 degrés celsius et +), la salubrité des aliments demeurait un défi.




 
2. Tu privilégieras les petits formats
 Les gros pots de beurre d'arachide, les énormes conserves de sauce tomate, les contenants d'huile et de vinaigre format cuisine... C'est perdant ! En effet, la conservation des aliments demeure toujours un enjeu, et le moindre surplus devient difficile à conserver. Pour une fois, je me suis contentée des petits contenants individuels de beurre d'arachide, puis ai fait l'achat des plus petits formats, question que nous ayons le moins de restes possible. Sauf avec l'huile, que je n'ai pas utilisée, puisqu'elle m'a fait le plaisir de se renverser entièrement au fond de mon bac d'aliments, avant même ma première recette... N'oubliez pas votre savon dégraisseur !

Les légumes anormalement gros des États-Unis

3. Tu iras plus souvent à l'épicerie
Une fois de plus, des arrêts fréquents à l'épicerie obligent si vous voulez maximiser la conservation de vos aliments. Attention de ne pas vous perdre dans les rayons du Publix ou du Food Lion (épiceries connues aux États-Unis), car il n'est pas rare de trouver des allées de vêtements ou de jeux de plages au beau milieu des fruits et légumes frais ! Vous êtes en panne d'aliments et êtes sur la route aux petites heures du matin ? Oubliez le dépanneur du coin, car là où vous êtes, les Wal-Mart Supercenter sont ouverts 24 heures sur 24. Dans notre cas, c'était l'occasion idéale de s'arrêter pour une pause "toilettes", mais également pour y dormir dans le stationnement... Tous les campeurs le font, alors pourquoi pas nous ?

4. L'eau potable et le gel désinfectant deviendront tes meilleurs amis !
"We have the rustic campground, or the other one with electricty and water, it's 10 $ more" N'hésitez pas : choisissez le terrain avec eau potable. Ce fût pour nous une joie, chaque fois que nous avions le robinet tout près. La vaisselle avait toujours une raison d'être lavée, et nous pouvions y remplir nos énormes bouteilles d'eau chaque fois que nous le pouvions. Nul besoin de vous dire à quel point il est essentiel de bien s'hydrater lors d'une telle expédition ! En absence d'eau savonneuse, le gel désinfectant devenait notre principal allié. Nous tentions de maximiser notre hygiène, et une goutte de ce gel ne faisait pas de tort avant de manipuler nos aliments.

5. Tu te prévoiras un petit budget pour manger au resto, et dormir à l'hôtel
 Il y a des jours où l'enthousiasme n'est plus de la partie. Monter la tente, démonter la tente. Gonfler le matelas, dégonfler le matelas. Dormir dans l'humidité, dormir avec le bruit du tonnerre. Boire du café instant, boire du café instant... Ouf, c'est loin d'être le luxe ! S'il s'agit de votre première expérience, voilà qui pourrait peser lourd sur vos épaules. Nous avions réservé un petit budget pour dormir quelques soirs à l'hôtel, et c'était tout ce qu'il nous fallait pour repartir du bon pied. Préparer les repas sur un coin de table à pique-nique et manger des conserve de légumineuses ou de thon jours après jours pourrait devenir lassant. C'est pourquoi les soupers au restaurant ont fait toute la différence. Savourer les fruits de mer frais de l'Atlantique, ça n'a aucun prix ! Puis ça nous donne congé de chaudrons ;)

Mmm ! Calmars frits fraîchement pêchés et sauce marinara, notre gourmandise de campeurs !


La suite à venir, dans un autre billet :

- Des désastres sur les tablettes d'épicerie...
- Les mystérieux déjeuners surnommés "B-M-D"
- Des exercices hors-du-commun pour garder la forme en vacances

lundi 25 juillet 2011

Pique-niquer... pour déjeuner ?

Qui a dit que les pique-niques étaient réservés à l'heure du dîner ? Cette fin de semaine, nous avons tenté de briser la routine du dimanche en allant pique-niquer pour déjeuner ! Pas étonnant que les oeufs tournés et les rôties n'étaient pas une option... Toutefois, c'était le moment idéal pour déguster les fruits de la saison. Et pour ma part, il n'était pas question que nous les mangions ENCORE entiers ou en salade. Voilà que j'ai eu l'idée d'en faire des mini-croustades... pour déjeuner ! Ça accompagnait merveilleusement le yogourt grec à la vanille. Mmm ! Je vous dévoile ici ma recette. 

Psst : si vous avez plutôt, envie de la servir au dessert avec une boule de yogourt glacé, qu'à cela ne tienne !

Mini-croustades réveil-matin
Rendement: 4 portions
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson: 15 minutes

Ingrédients:
  • 1 grosse pêche lavée, avec la pelure
  • 4 petites prunes jaunes lavées, avec la pelure
  • 60 ml (1/4 tasse) de confiture de framboises, sans sucre ajouté
  • 125 ml (1/2 tasse) de farine de blé entier
  • 125 ml (1/2 tasse) de poudre d'amandes 
  • 175 ml (3/4 tasse) de flocons d'avoine
  • 30 ml (2 c. à soupe) d'huile de canola 
  • 45 ml (3c. à soupe) de miel
  • 5 ml (1c.à soupe) de poudre à pâte
  • 10 ml (2c. à soupe) d'eau
Méthode:

1. Préchauffer le four à 375 F (190 C). 
2. Couper les pêches et les prunes en quartier. Répartir dans quatre ramequins.
3. Déposer 15 ml (1c. à soupe) de confiture sur les fruits dans chaque ramequin. Réserver.
4. Dans un bol, mélanger le reste des ingrédients. Verser sur les fruits dans les ramequins.
5. Enfourner 15 minutes, ou jusqu'à ce que la garniture soit dorée.
6. Refroidir avant de déguster.
7. Faire "Miam" lorsque vous goûterez à la première bouchée ;)

Petites notes de votre nutritionniste:
  • N'hésitez surtout pas à modifier les fruits ! Pour ma part, j'avais fait l'achat des premières pêches et petites prunes jaunes de l'Ontario. Mais les fraises, les framboises ou les bleuets du Québec sont aussi vos alliés !
  •  La confiture de fruits pourrait être aux fraises, aux pêches, aux bleuets... Et à la limite, vous pouvez utiliser celle qui contient du sucre ajouté, mais en plus petites quantités (10 ml au lieu de 15).
  • Vous n'avez pas de poudre d'amandes ? Des graines de lin moulues ou des noix hachées la remplaceront à merveille !


Mini-croustades réveil-matin
Pour d'autres trucs concernant l'organisation et la préparation des pique-niques, rendez-vous sur le site Web de  Yoopa !

lundi 11 juillet 2011

Mon escapade "pas très gourmande" à New York City...

Vous croyez que je suis allée fréquenter les cafés, les bars et les restos les plus "in" pendant mon séjour new-yorkais ? Ah là, là. Non. Oh que non ! Ne vous en faites pas, j'y allais d'abord pour m'amuser, et non pas pour déguster ;) Quoique, mise à part l'incomparable crème glacée de Ben et Jerry à la cerise (Cherry Garcia) dont mon cousin raffole (il m'avait tant vanté les bienfaits psychologiques post-consommation de cette crème glacée (!!!), j'aurais bien aimé me permettre d'autres fines bouchées. Mais vous savez, quand on roule pendant 4 heures et que tout ce qu'on trouve sur la route des États new-yorkais, ce sont ces fameux buffets familiaux dont la moitié des plats présentés sont des desserts ? Voilà ce qui m'attendait pendant ces trois délicieuses journées à NYC :

- Des omelettes fait avec des "faux-oeufs" jaunes éclatants
- Des brocolis et des carottes bouillies (yé ! des légumes !)
- Du bon "corned beef" pour déjeuner (oubliez ça, j'ai même pas osé toucher la cuillère de service !)
- Des beignes, des gâteaux, des biscuits
- Des saucisses de toutes les sortes, toutes les grosseurs
- Des pizzas et/ou des pâtes précuites (arrosées d'une bonne tasse de sel!)
- Des yogourts pour le déjeuner (ma foi, ils étaient le double du format d'ici !)
Le yogourt "Silhouette" version américaine
- Et j'allais oublier : des poudings au chocolat, à la vanille, des galettes de biscuits géants au choco-guimauve, un bar à crème glacée avec garnitures à volonté (quoi ? je vous ai dit qu'il y avait du dessert!)

Peu importe. On finit par s'arranger, et manger un peu moins. Mille mercis à mes dattes et mes noix que j'ai traversées avec moi à la frontière américaine ! Il n'y a pas de meilleurs dépanneurs, je vous le garantis ;)

Ce qui m'a le plus frappé dans cette ville, c'est décidemment l'abondance de publicités alimentaires. Et je me suis davantage sentie choquée de constater que celles-ci visent principalement les enfants. Bon. OK. Je sais, nous sommes à NYC, ce sont les vacances et on a envie de se "payer la traite". Mais pourquoi se la payer en bonbons et en chocolat ? Honnêtement, est-ce qu'il n'y a pas plus profitable que des plaisirs gustatifs bourrés d'additifs chimiques, de sucre, de sel et de matières grasses ? Attention : je ne suis pas pour l'interdiction des aliments moins nutritifs (ayant acheté moi-même des chocolats là-bas) Je pense toutefois que les enfants ont d'autres choses à voir et à apprendre. Il y en a suffisamment comme ça, des friandises, au Canada ! 

Je n'aurais pas été si foudroyée de la présence de ces aliments si je n'avais pas eu l'occasion de visiter les "centres d'achats de bonbons". Car oui, à NYC, il y a un magasin destiné aux produits Hershey's... Un autre pour les bonbons M&M... Au Toys R Us, alors là, ce sont encore les friandises qui sont au menu : le coin des Nerd's, des casse-gueules, des gommes, des suçons, une autre crèmerie... Le tout présenté dans un univers qui convient parfaitement à l'imaginaire de l'enfant. Personne ne peut y résister. 
Le paradis du libre-service à bonbons, le M&M Store 











Quoi de plus amusant que de piger ses bonbons dans un champignon ?
Hershey's Store

Enfin, je n'aurais pas été si foudroyée de la présence de ces aliments (je me répète, mais ça vous donne une idée à quel point je fus estomaquée !) si je n'avais pas vu des enfants arrivés dans l'autobus-voyageur avec des tonnes de sacs. Des poupées, oui. Des toutous, aussi. Des sacoches Gucci (eh oui, même 10 ans !). Mais pour grignoter pendant le voyage, c'était des sacs, des boîtes, des petits bols en forme de fleurs remplis de chocolats et de bonbons. On utilise l'imaginaire des enfants, leur côté naïf et leur émerveillement devant toutes ces formes et ces couleurs, pour les inciter à acheter un produit... Sans commentaires.   

Je me sens "diététeuse" de vous livrer ce billet, car je sais bien qu'il faut se permettre quelques sucreries de temps à autre et que pendant les vacances, on se permet un peu plus de gâteries qu'à l'habitude. Mais c'est justement ce qui m'agace : laisser entrer les aliments peu nutritifs dans un contexte de plaisir, comme si on ne pouvait pas associer les autres aliments, les plus nutritifs, à l'amusement et au week-ends mémorables en famille. 

Quand verra-t-on des "Fruit & Veggie Stores" à NYC ?
Je n'ai pas vu d'enfants qui suppliaient leurs parents d'acheter des fruits au China Town ;)

lundi 27 juin 2011

Les salades aux 1001 façons...

Ça vous arrive, l'été, de ne pas avoir très faim à l'heure du souper ? De ne pas avoir envie de sortir vos casseroles et vos chaudrons pour cuisiner ou encore, de bouder le BBQ le temps d'une soirée ? Eh bien rassurez-vous: ça m'arrive à moi aussi, quasiment 4 soirs semaines. C'est à cet instant que mon frigo m'appelle et que mon merveilleux plat de laitue en ressort, prête à être apprêtée en délicieuse salade, croquante à souhait ! Mais de la laitue frisée, des concombres, et des tomates, ça peut devenir lassant. À qui le dites-vous... C'est pourquoi, à chaque fois, je tente d'ajouter un ingrédient différent à mes salades pour ne pas que ce repas "dépanneur" ne devienne routinier. 

Bien sûr, vous pouvez à tout coup modifier la sorte de laitue : romaine, Boston, iceberg, frisée rouge, verte... Ou encore, y ajouter d'autres feuillus comme des épinards, du chou râpé, des endives, du chou nappa, de la roquette, ou de la scarole. Et que dire de toutes les vinaigrettes qu'on peut réinventer juste en ayant sous la main différents vinaigres, épices et fines herbes. Voici mes favorites:

- Huile d'olive, vinaigre de vin rouge, ail, oignon haché finement, persil frais, poivre noir
- Huile d'olive, vinaigre balsamique, ail, romarin et sirop d'érable
- Huile de canola, framboises écrasées, ail, vinaigre de framboises, poivre rose
- Huile de canola, sauce tamari, un peu d'huile de sésame, gingembre frais râpé, ail, vinaigre de riz

Je troque parfois les versions maison pour celles-ci que j'ai découvertes récemment dans un salon. Elles sont fabriquées au Québec et tout à fait délicieuses. Ça dépanne, quoi !

www.mechantmix.com  

Mais la plupart du temps, je m'amuse à modifier les "ingrédients-vedettes" de mes salades. Pour les rendre nutritives et soutenantes, je leur ajoute:

- Des noix de Grenoble et du thon en conserve;
- Un surplus de saumon rôti la veille;
- Un oeuf à la coque coupé en lanière (délicieux avec un peu de maïs en grains surgelé, dégelé);
- Un surplus de poulet cuit que j'arrose de moutarde Dijon et d'un peu de miel;
- Des amandes au tamari ou parfois des graines de soya;
- Et bien sûr : que ferais-je sans mes légumineuses chéries ! (haricots rouge, pois cassés, lentilles vertes ou rouges, pois chiches, etc.) 

Je fais avec ce qu'il y a dans le frigo. L'important, c'est qu'il y ait une source de protéines à l'heure de mon repas. Sinon, la faim s'installe quelques minutes après ! Alors afin d'éviter les fringales en soirée, mieux vaut faire de nos salades de vrais repas.

Enfin, je ne sais pas pour vous, mais j'ai toujours envie de croquant dans mes salades. Quelques canneberges séchées, des tranches de mangues fraîches, des framboises ou de délicieuses fraises du Québec ne satisfont pas mes papilles, étant toujours à la recherche du "cric-crac-croc"...  Voilà pourquoi je joue toujours sur la texture en ajoutant différents légumes à mes salades. L'hiver, ce sera plutôt des morceaux de rutabaga cru ou même des cubes de patates douces (eh oui, elles se  mangent crues!). Le céleri-rave et le navet font aussi fureur ! Les radis ajoutent beaucoup de fraîcheur, sans parler des tronçons d'asperges (crues) que j'adore servir avec une vinaigrette balsamique. À tout cela, je n'oublie pas les plus traditionnels fleurons de brocoli, ou de chou-fleur. Quel délice. Ça ne vous ouvre pas l'appétit ? À moi, si !

La leçon dans tout ça ? Pas besoin de beaucoup de planification ou d'organisation dans votre cuisine l'été pour lui donner une touche de "santé". Une règle fait par contre l'exception : ayez toujours des légumes et des fruits en provision. 

Les salades ont la cote, et elles se réinventent à merveille jour après jour. Osez ! C'est en faisant des essais que vous parviendrez à découvrir les 1001 facettes des salades-repas, mais aussi, à développer votre goût pour des aliments différents  et surtout, vos habiletés à cuisiner d'excellents repas que toute la famille appréciera.

Bonne popote !