lundi 27 juin 2011

Les salades aux 1001 façons...

Ça vous arrive, l'été, de ne pas avoir très faim à l'heure du souper ? De ne pas avoir envie de sortir vos casseroles et vos chaudrons pour cuisiner ou encore, de bouder le BBQ le temps d'une soirée ? Eh bien rassurez-vous: ça m'arrive à moi aussi, quasiment 4 soirs semaines. C'est à cet instant que mon frigo m'appelle et que mon merveilleux plat de laitue en ressort, prête à être apprêtée en délicieuse salade, croquante à souhait ! Mais de la laitue frisée, des concombres, et des tomates, ça peut devenir lassant. À qui le dites-vous... C'est pourquoi, à chaque fois, je tente d'ajouter un ingrédient différent à mes salades pour ne pas que ce repas "dépanneur" ne devienne routinier. 

Bien sûr, vous pouvez à tout coup modifier la sorte de laitue : romaine, Boston, iceberg, frisée rouge, verte... Ou encore, y ajouter d'autres feuillus comme des épinards, du chou râpé, des endives, du chou nappa, de la roquette, ou de la scarole. Et que dire de toutes les vinaigrettes qu'on peut réinventer juste en ayant sous la main différents vinaigres, épices et fines herbes. Voici mes favorites:

- Huile d'olive, vinaigre de vin rouge, ail, oignon haché finement, persil frais, poivre noir
- Huile d'olive, vinaigre balsamique, ail, romarin et sirop d'érable
- Huile de canola, framboises écrasées, ail, vinaigre de framboises, poivre rose
- Huile de canola, sauce tamari, un peu d'huile de sésame, gingembre frais râpé, ail, vinaigre de riz

Je troque parfois les versions maison pour celles-ci que j'ai découvertes récemment dans un salon. Elles sont fabriquées au Québec et tout à fait délicieuses. Ça dépanne, quoi !

www.mechantmix.com  

Mais la plupart du temps, je m'amuse à modifier les "ingrédients-vedettes" de mes salades. Pour les rendre nutritives et soutenantes, je leur ajoute:

- Des noix de Grenoble et du thon en conserve;
- Un surplus de saumon rôti la veille;
- Un oeuf à la coque coupé en lanière (délicieux avec un peu de maïs en grains surgelé, dégelé);
- Un surplus de poulet cuit que j'arrose de moutarde Dijon et d'un peu de miel;
- Des amandes au tamari ou parfois des graines de soya;
- Et bien sûr : que ferais-je sans mes légumineuses chéries ! (haricots rouge, pois cassés, lentilles vertes ou rouges, pois chiches, etc.) 

Je fais avec ce qu'il y a dans le frigo. L'important, c'est qu'il y ait une source de protéines à l'heure de mon repas. Sinon, la faim s'installe quelques minutes après ! Alors afin d'éviter les fringales en soirée, mieux vaut faire de nos salades de vrais repas.

Enfin, je ne sais pas pour vous, mais j'ai toujours envie de croquant dans mes salades. Quelques canneberges séchées, des tranches de mangues fraîches, des framboises ou de délicieuses fraises du Québec ne satisfont pas mes papilles, étant toujours à la recherche du "cric-crac-croc"...  Voilà pourquoi je joue toujours sur la texture en ajoutant différents légumes à mes salades. L'hiver, ce sera plutôt des morceaux de rutabaga cru ou même des cubes de patates douces (eh oui, elles se  mangent crues!). Le céleri-rave et le navet font aussi fureur ! Les radis ajoutent beaucoup de fraîcheur, sans parler des tronçons d'asperges (crues) que j'adore servir avec une vinaigrette balsamique. À tout cela, je n'oublie pas les plus traditionnels fleurons de brocoli, ou de chou-fleur. Quel délice. Ça ne vous ouvre pas l'appétit ? À moi, si !

La leçon dans tout ça ? Pas besoin de beaucoup de planification ou d'organisation dans votre cuisine l'été pour lui donner une touche de "santé". Une règle fait par contre l'exception : ayez toujours des légumes et des fruits en provision. 

Les salades ont la cote, et elles se réinventent à merveille jour après jour. Osez ! C'est en faisant des essais que vous parviendrez à découvrir les 1001 facettes des salades-repas, mais aussi, à développer votre goût pour des aliments différents  et surtout, vos habiletés à cuisiner d'excellents repas que toute la famille appréciera.

Bonne popote ! 

dimanche 12 juin 2011

Quatre fois, c'est trop...

Ça y est, je suis dans le rouge... Cette semaine, à mon insu, j'ai consommé 4 fois de la viande rouge. Du boeuf (un filet mignon, quand même), du porc (un filet !) et cette fin de semaine, on a terminé avec un peu plus de gras : un t-bone vendredi, et une côtelette de porc samedi. Ouh la la. Juste à temps pour ne pas dépasser les recommandations, qui nous disent de consommer moins de 500g de viande rouge par semaine. Le lien entre la consommation de viande rouge et le risque plus élevé de cancer est bien établi. Cela ne fait pas de doute. Moi, j'aime bien la viande rouge. Mais je pourrais très bien m'en passer, ce qui n'est pas le cas pour le poisson, les légumineuses et les noix. Me-noum.

Si j'ai mangé autant de viande rouge cette semaine, c'est à cause des hommes. Ha, ha ! J'adore mettre le blâme sur vous, messieurs :)  Mon père m'a cuisiné un filet mignon dimanche dernier, le chum de ma copine nous a soigneusement fait cuire un t-bone sur la grille du foyer extérieur, et mon chum avait une envie folle de manger des côtelettes de porc (avec quoi je n'ai pas pu résister de préparer une salade... De la verdure, SVP!)  Mais sans blague. La plupart d'entre vous êtes des amateurs de bonne chaire, de vrais carnivores, quoi ! Un repas sans viande, ce n'est pas un repas, pour beaucoup d'hommes. Pourquoi ?

À mon avis, je pense que les habitudes alimentaires de vos parents y sont pour beaucoup. Mon père, par exemple, mangeait un "steak" tous les jours, lorsqu'il était petit. Et ma grand-mère entrecoupait les soupers de poulet ou de filet de sole (le vendredi!).

Du côté de ma mère, je me souviens de mon grand-père:  il était un vrai friand de viande et de charcuteries. Quand ce n'était pas le "baloney", c'était la langue de porc mariné ou les cretons. Ah oui, j'oubliais que les sandwichs tartinés au gras de bacon étaient coutume ! Parfois, je me demande si son alimentation a été la principale cause de son cancer de l'estomac (car nous savons que le cancer demeure une maladie multifactorielle). Quand même, je ne peux m'empêcher d'y penser.


Et vous ? Je veux vous entendre. Quelles-sont les raisons pour lesquelles vous ne pouvez pas vivre sans viande ?

*Pour ces messieurs qui demeurent sceptiques, je vous conseille fortement le livre de ma collègue Cath Lefebvre, "Les Carnivores Infidèles" aux éditions Cardinal. http://lescarnivoresinfideles.com/livre-les-carnivores-infideles/ Comme elle vous le dirait, je suis certaine que vous allez tromper votre boucher ;)

Allez, je m'en vais me faire cuire de bonnes lentilles.