lundi 31 octobre 2011

Quoi faire avec nos bonbons "post-Halloween" ?

La question qui brûlera sur toutes les lèvres en ce premier jour de novembre : quoi faire avec notre gigantesque récolte de bonbons d'Halloween ? Plusieurs parents se demandent s'ils peuvent en donner à leurs enfants les jours suivants, et si oui, à quelle fréquence et en quelle quantité ?  Oubliez l'angoisse du lendemain de cette monstrueuse soirée. J'ai des idées qui sont loin de vous effrayer ! 

1. Faites le tri, et conservez les favoris
Je me souviens du temps où j'ouvrais mes sachets de gâteries. Je ressentais une immense déception en voyant que tout ce qui s'y trouvait, c'était de la tire "Sainte-Catherine" et des "Tootsie Rolls". Idem pour les chips, les cigarettes "Popeye" et les bonbons poudreux qui ressemblaient aux pilules de ma grand-mère. "Beurk", m'exclamai-je. Moi, je voulais du chocolat, rien d'autre ! En mettant de côté les friandises que vos touts-petits ne voudront pas manger, on vient d'éliminer une bonne partie des bonbons qu'ils auraient ingurgités à l'année longue. Mais avouons-le: c'est vous qui les amènerez peut-être au bureau pour les grignoter après votre dîner ;-) En autant que ces sucreries soient consommées à petites doses ( un ou deux bonbon par jour pendant quelques semaines), ils ne feront pas de tort. Après tout, vous mangez des aliments nutritifs et variés tout le reste de la journée, non ? 

2. Sucreries en conserve
Les bonbons, ça se conserve très bien, vous savez ? Ce ne sont pas des produits périssables, sauf que leur goût sera meilleur si on les consomme rapidement. Quant au chocolat, c'est différent. Il peut facilement se conserver jusqu'à 6 mois au frais. Si vous le laissez au frigo, attendez-vous à ce qu'une couche blanche apparaisse en surface: c'est la faute au gras du cacao. C'est moins joli, mais tout aussi bon ! Pour ma part, nous conservions le chocolat de Pâques jusqu'à un an au congélateur. Mais je parle du chocolat dans sa forme la plus simple, bien sûr (sans le caramel, les "peanuts" et le nougat...)


3. Rentabilisez vos gâteries 
Pourquoi ne pas réutiliser vos friandises dans les prochains desserts que vous cuisinerez ? Par exemple, c'est bientôt la fête de votre plus jeune : utilisez les bonbons de l'Halloween pour décorer son gâteau. Un soir de fin de semaine, ornez sa boule de crème glacée avec un morceau de "Oh Henry !" miniature. C'est l'heure du cinéma-maison ? Servez quelques bonbons avec votre pop-corn nature. Enfin, si vous avez l'intention de préparer des biscuits aux brisures de chocolat, inutile de vous procurer des brisures. Hachez simplement les barres "Aéro" et "Kit-Kat" à l'aide d'un couteau : ça fera le travail pour cette fois-ci. 

Encore une fois, pour autant que ces aliments soient servis à l'occasion et que l'alimentation de vos enfants comprennent une variété d'aliments nutritifs et savoureux, il n'y a pas de quoi  faire un plat avec les sucreries. Si vous tentez de priver les touts-petits de ces aliments, ils  verront  ceux-ci comme des interdits. Et de l'interdit naît l'intérêt !

Vous, que prévoyez-vous faire avec vos bonbons d'Halloween ?

Et si vous ne savez pas comment réutiliser vos citrouilles, voici une délicieuse recette de muffins à la citrouille que j'ai réalisée cette fin de semaine. Ma variante : remplacer la mélasse par du sirop d'érable, et une  poignée de noisettes concassées pour une touche bien croquante. Bonne popote !





lundi 17 octobre 2011

Quand, par un dimanche d'automne, il pleut...

On a toujours la bonne excuse de ne pas cuisiner les soirs de semaine par manque de temps. Mais moi, j'ai la ferme conviction qu'il ne s'agit que d'un manque de planification ! Quand je dis "planifier", cela ne veut pas dire, chaque semaine, inscrire sur un petit tableau aimanté sur le réfrigérateur ce qu'on prévoit manger matin, midi et soir du lundi au vendredi. Non, il en suffit encore moins ! 

Et si on avait toujours, sous la main, des aliments dépanneurs ? Et si nous faisions notre épicerie en conséquence, par un dimanche pluvieux ? Voilà qui nous éviterait de passer par le supermarché du coin, après une longue journée de travail... Ou encore, de faire un arrêt au resto pour vider notre porte-feuille... Voici mes quatre conseils pour mieux planifier les repas de la semaine, par un dimanche pluvieux (bien sûr, vous devrez vous soumettre au même exercice lors des dimanches ensoleillés, pas le choix !)

1. Sondez votre garde-manger (15 minutes)
Que contiennent votre garde-manger, votre frigo et votre congélo ? En sachant ce que vous avez déjà sous la main, vous pourrez ainsi mieux planifier vos achats. Des incontournables dont vous ne pourrez vous passer:
  • Légumes frais ou surgelés de toutes sortes
  • Fruits frais, séchés ou surgelées variés
  • Des pâtes alimentaires, du couscous, du riz ou du quinoa
  • Des pains variés : blé entier, ciabatta aux olives, pita, tortilla...
  • Du fromage et du yogourt
  • Des légumineuses en conserve : pois chiches, lentilles, haricots...
  • Du poisson frais, surgelé ou en conserve
  • Des noix ou des graines variées 
  • De la viande fraîche ou surgelée: boeuf haché extra-maigre, poitrines de poulets, filets de porc...
Tout est en place ? Ne vous reste plus qu'à vérifier vos assaisonnements. 
  • Épices et fines herbes séchées : cari, paprika, basilic, cannelle
  • Sauce et condiments variés: sauce chili, moutarde Dijon, pesto, chutney de mangue, tomates séchées, tapenade d'olives
Au fur et à mesure que vous vérifiez les aliments disponibles dans vos réserves, prenez en note les items manquants ou que vous aimeriez ajouter à votre menu cette semaine. Lancez-vous un défi: un aliment nouveau par semaine, pourquoi pas ?

2. Feuilletez les cahiers publicitaires (15 minutes)
Puisqu'on les reçoit et qu'on les lance le plus souvent à la poubelle, mieux vaut les utiliser ! Jetez un coup d'oeil aux légumes et fruits à prix moindre chaque semaine, puis sélectionnez un ou deux supermarchés au choix qui vous permettront d'économiser. Cela vous évitera de voyager d'épiceries en épiceries, c'est garanti ! Notez les items qui vous intéressent sur la même liste que vous avez débutée dans l'étape précédente.

3. Rendez-vous à... l'épicerie ! (60 minutes)
Arrivé à l'endroit de prédilection, dirigez-vous vers les allées extérieures de l'épicerie. Passez d'abord par les légumes et fruits frais, puis par la fromagerie et la boulangerie, pour terminer au rayon des viandes et des produits laitiers réfrigérés. Terminez votre visite par les allées centrales : celles des aliments transformés ! Consultez toujours votre liste: céréales à déjeuner, craquelins de grains entiers, pain tranché, légumineuses ou thon en conserve, sauces commerciales réduites en sodium, noix et graines, font peut-être partie de votre liste d'achats.
 4. On range et on arrange ! (60 minutes)
Des carottes non-pelées, de la laitue pas lavée, des brocolis pas coupés... Qui a envie de prendre 10 minutes chaque soir pour laver, couper et peler ses légumes ? Faites participer les enfants et chacun à son poste: l'un lave les légumes, l'autre les coupe. Quelqu'un peut se charger de faire bouillir l'eau afin de préparer des pâtes alimentaires cuites à l'avance... Pendant que ça cuit, cette même personne prépare une marinade et la dépose dans un sac hermétique avec des pièces de viandes. 

Voilà. En moins de 3 heures, top chrono, vous venez de sauver un temps fou à préparer vos repas des soirs de semaine. Je vous facilite encore plus la tâche, ici, en vous proposant quelques idées sur le pouce.

18h30. Qu'est-ce qu'on mange ? Prêt en moins de 30 minutes:
- Filet de porc à la moutarde préalablement mariné, salade de laitue préalablement lavée, tomates et poivrons tranchés avec pain frais: à l'arrivée, on tranche le filet et on fait sauter à la poêle à feu moyen. Tandis que ça cuit, on fait dégeler le pain, puis on mélange la salade. 

- Fusilis à la mexicaine : on sort nos pâtes cuites au préalable, on arrose le tout de salsa, d'olives noires, de maïs en grains surgelés et d'haricots noirs en conserve, égouttés et rincés. On parsème de mozzarella, puis on enfourne, jusqu'à ce que le fromage soit fondu.

- Saumon à la marocaine: notre surplus de filet de saumon cuit le dimanche soir sera mélangé à un couscous minute, puis à des raisins secs. Au micro-ondes, on fait cuire des fleurons de brocoli et des morceaux de courgettes (zucchinis) 2 minutes dans très peu d'eau. On mélange le tout dans un grand bol, et on assaisonne de cannelle, de fenugrec et d'anis. On déguste !

Pour d'autres idées de repas prêts en moins de 30 minutes, consultez le livre de la nutritionniste Geneviève O'Gleman: Rapido-Presto, publié aux éditions La Semaine. 

mardi 4 octobre 2011

À vos tartes !

Ma tarte, prête à être dévorée
Cette fin de semaine, je me suis dédiée à une seule chose: faire des tartes aux pommes. C'est qu'il me restait un énorme sac de pommes cueillies quelques semaines plus tôt. J'en ai profité pour tester différentes méthodes de préparation de croûtes, car en bonne nutritionniste que je suis, j'évite le fameux Crisco (ou en d'autres mots, une huile hydrogénée débordant de terrifiants gras trans). J'ai mis la main à la pâte, et en voici les résultats:

1. La croûte traditionnelle de ma mère, à base de Tenderflake.
La plus réussie. Le Tenderflake, c'est du saindoux ou du gras de porc. Il donne une texture très feuilletée à la croûte à tarte. J'adore travailler avec le saindoux: facile à manipuler avec la farine, il est également très maléable, ce qui confère une belle souplesse à la pâte une fois prête à être roulée. Je n'oublie jamais de la badigeonner d'un peu de lait. Voilà qui rend à mes tartes toute leur prestance grâce à leur magnifique dorure !

2. La croûte "crumble" style croustade.
Ceux qui fréquentent le Rockaberry sauront de quoi je parle : cette fameuse garniture grasse et sucrée à souhait (mais si exquise!) qui recouvre toutes les croustades aux fruits. J'aime bien préparer du "crumble" plus nutritif, puisque la croûte à tarte est suffisamment grasse pour plaire à mes papilles... Je mélange donc :
  • environ 1/4 tasse (60 ml) de beurre fondu
  • 1/2 tasse (125 ml) de farine de blé entier 
  • 1/2 tasse (125 ml) de poudre d'amandes
  • 1/3 tasse (80 ml) de cassonade
  • 1 tasse (250 ml) d'avoine à cuisson rapide
  • une pincée de cannelle 
  • puis je complète avec un peu d'eau froide pour donner une texture grumuleuse à mon mélange.
J'ai ensuite étendu le tout sur une de mes tartes garnies d'un mélange de pommes. Ça donne du goût, une belle texture et surtout, ça rappelle le péché mignon de mon éternel Rockaberry ;-)

3. La croûte au beurre : c'est bien meilleur !
L'an dernier, j'avais testé une croûte à base d'huile de canola. Décidemment, je manquais d'expertise en la matière. La croûte était très difficile à manipuler, sans compter qu'elle était peu croustillante, ni feuilletée, une fois cuite. Cette année, je me suis montrée encore plus audacieuse: croûte au beurre et farine de blé entier. Quel goût ! Ça n'a rien à voir avec le saindoux. Toutefois, la pâte demeure moins feuilletée, mais on l'oublie assez rapidement, une fois qu'on y a goûté...


Enfin, n'oubliez jamais la recette de base. Pour une abaisse, il vous faut:

  • 1 tasse (250 ml) de farine
  • 1/3 à 1/2 tasse (80 à 125 ml) de graisse (saindoux)
  • environ 1/3 tasse (80 ml) d'eau glacée (à ajuster selon la texture)
  • 1/2 à 1c. à thé (3 à 5 ml) de sel 
*Puisque le beurre et la margarine contiennent un peu d'eau naturellement, vous aurez peut-être à ajouter moins d'eau au mélange.

On ne peut pas s'empêcher de manger notre tarte aux pommes chaude garnie d'une belle boule de crème glacée. Ça demeure occasionnel, et rien ne nous empêche de congeler nos tartes pour se permettre cette douceur à l'année longue. Servez-vous de plus petites portions. Et pour prolonger le plaisir, déguster votre tarte étape par étape: la croûte du dessus, puis la garniture, puis la croûte du dessous. Vraiment, il y a de quoi se délecter à chaque bouchée.

Bonne confection de tartes !