dimanche 11 décembre 2011

Que signifie Noël, pour vous et votre cuisine ?

Aujourd'hui, je me suis rendue à la Tablée des Chefs pour y cuisiner des tourtières visant à aider les plus démunis de Moisson Montréal, en partenariat, notamment, avec le magazine Le Must Alimentaire. Nous voulions préparer 240 tourtières, mais sans l'ombre d'un doute, c'est bien plus que 240 tourtières qui leur seront remises, cette année, à voir la vitesse des participants rouler leurs abaisses... La farine me sortait par les oreilles, et mes doigts étaient bien garnis de beurre (c'est que les gens de Moisson Montréal pourront savourer une croûte à base de beurre, les chanceux !) De telles initiatives me touchent beaucoup, et c'est avec grand plaisir que j'y ai pris part. Un des deuxième objectif de cette journée était  celui de nous RE-donner le goût de cuisiner nos propres tourtières. Ça m'a fait réfléchir. "Ah oui ? Les gens préfèrent acheter leur propre tourtière ?" ou encore pire, ne pas en manger... (!)

Le déclin de nos traditions...
À la dinde, aux tourtières et aux ragoûts ! Comment se fait-il que nous ayons perdu l'envie de cuisiner, à Noël ? Je comprends que dans nos routines, nous ayons moins de temps pour cuisiner... Mais dans le temps des fêtes : n'est-ce pas un moment pour savourer des moments en famille ou entre amis ? Voir des gens que nous n'avons pas vu depuis des lunes et festoyer autour d'un bon repas ? Si nous n'avons pas le temps de cuisiner, ne serait-ce qu'un dimanche après-midi ou un samedi avant le repas des fêtes, c'est certainement parce que nous passons trop de temps à magasiner. Oui, vous avez bien lu et compris le fond de mes pensées: bien manger, ça m'importe plus que d'acheter des cadeaux. Désolée pour ceux qui s'attendaient à recevoir un présent de ma part ;-) (À ce sujet, je préfère donner des cadeaux "cuisinés". Ma collègue, Alexandra Leduc, a rédigé un merveilleux blogue pour des idées-cadeaux gourmandes dernièrement.)

Dans le temps de vos mères et vos grands-mères
Je me sens tellement privilégiée lorsque j'ouvre le livre de recettes de ma mère. Sans parler des pages toutes tachées et jaunies de celui de ma grand-mère ! Comment aurais-je pu préparer des tourtières, des ragoûts, des rôtis ou des sucres à la crème sans d'abord avoir observé ma mère les cuisiner ? J'admets avoir surtout participé à la dégustation... Mais j'ai appris et compris que cuisiner pendant le temps des fêtes, c'était une activité comme une autre. Ce n'était pas plus ni moins important que l'achat des cadeaux ou la décoration du sapin. Je vous lance donc un message: cette année, instaurez de nouvelles traditions. Oubliez votre journée de magasinage entre 8h00 et 17h00, puis consacrez ne serait-ce qu'une demi-journée à préparer quelques bouchées pour Noël et le jour de l'An, en famille. Je vous suggère mes quelques recettes et plusieurs conseils juste ici dans mon dossier sur le site de Yoopa : L'alimentation pendant le temps des fêtes-Yoopa.

Et vous, qu'allez-vous cuisiner, cette année ?