lundi 27 février 2012

Manger en bonne compagnie, c'est manger "plus" ?

Je ne sais pas pour vous, mais la fin de semaine représente pour moi un moment de repos, de joie et surtout, de plaisirs en famille et entre amis. Que du positif, quoi ! Mais aujourd'hui, je remets en question les avantages de tels moments entre proches et amis. Récemment, je lisais un article au sujet d'une étude ayant mesuré les apports alimentaires de jeunes lorsqu'ils étaient seuls ou entre amis. Résultat ? On mange plus lorsque nous sommes en bonne compagnie. D'autres constats scientifiques ont démontré que souvent, nous mangions au "rythme" de nos pairs. Eh bien ce week-end, je fus le cobaye testant les résultats de ces multiples recherches.

Journée 1, vendredi. Souper en famille aux influences de "l'ITHQ".
Comble de mon bonheur, je suis maintenant l'heureuse cousine d'un nouvel étudiant de l'ITHQ. Mon cousin a toujours eu beaucoup de talents en cuisine. Et c'est avec plaisir et audace qu'il me reçoit avec ses plats tout aussi gourmands les uns que les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours "plus faim" lorsque je m'asseois à sa table. Il m'arrive très rarement de reprendre une deuxième assiette. Tandis que chez lui, à tout coup, je me relève et me sert à nouveau. Oui, même lorsque le dessert "digne d'un chef" (et donc bien sucré, bien gras) m'attend tout juste après le dernier service. Outre mon bonheur, il y a mon bedon, qui est bien comblé...

Notre souper : 
- Salade d'épinards et agrumes, vinaigrette à l'orange et au pamplemousse
- Pizza deux façons (végétarienne, sauce tomate maison + poulet et béchamel aux épinards)
- Cupcakes chocolatées à la ganache de framboises
- Gâteau éponge renversé aux agrumes, crème de yogourt citronnée et crumble aux amandes
(Halte là ! Nous avions deux desserts, par ma faute. Je ne peux pas m'empêcher de faire compétition à notre chef familial. Merci au magazine Le Must de m'avoir inspirée !)

Journée 2, samedi. Souper chez ma bonne amie et ma filleule.
C'est entre deux bouchées de purées à ma petite filleule que nous avons dégusté des saucisses maison. Heureusement, l'étude stipulant que nous mangions au rythme de nos convives a eu raison de moi. Ma copine est l'une de ces personnes qui mangent ce qu'elle veut, tout en écoutant sa faim. Nous avons donc laissé quelques bouchées dans notre assiette pour mieux savourer notre douceur en fin de repas.

Notre souper:
- Tomates et avocats en dés, façon Dijon et balsamique
- Un riz basmati, ce qu'il y a de plus simple !
- Trio de saucisses cari, italienne douce et tomates/basilic
- Une envie soudaine de tire sur neige (il faut bien trouver avantage aux tempêtes de fin d'hiver!)

Arrive enfin le dimanche, où je peux retrouver mon équilibre. Garnir mon assiette d'une "pelletée" de légumes et croquer dans une délicieuse salade en entrée. Assise à table avec "les hommes de ma vie" (mon père et mon chum! Ah oui, j'oubliais mon chat...) Et c'est donc bien plus savoureux quand ce sont messieurs qui mettent la main à la pâte. Assise, je savoure :

- Un poulet citron et paprika 
- Des pommes de terre frites au four (moins le gras!)
- Des courgettes Dijon et vin blanc, au thym et à l'estragon.

Sortie de table, je me dis que les plaisirs de ma vie passe avant tout par mon assiette, mais aussi par ceux avec qui je savoure mes repas.

Et vous, laissez-vous vos proches vous gâter en matière de cuisine ?

jeudi 9 février 2012

Nouveauté dans les poulaillers: le sans antibiotiques

Les 7 et 8 février derniers, j'étais présente au Congrès annuel de Sobeys. Il faut se le dire: les réunions entre passionnés d'alimentation, ça me "nourrit", tant du point de vue personnel que professionnel. Je me suis enrichie de discussions stimulantes, mais aussi bien gavée de nombreux nouveaux produits, qui n'attendent que de faire leur arrivée sur les tablettes de vos supermarchés IGA, entres autres. Ouvrez l'oeil !

Durant ces deux journées, j'étais fière et très motivée d'assister l'entreprise Maple Leaf à présenter son nouveau poulet sans antibiotique. Mon mandat: expliquer en quoi consiste l'utilisation d'antibiotiques dans la production de volaille, et détailler ce que leur absence implique du côté de l'élevage. Comme tous les poulets du Québec, ce nouvel intrus au rayon des volailles est élevé en liberté (donc dans des poulaillers, pas dans des cages) ainsi que nourri aux grains (entiers, dois-je spécifier). Rien de neuf !

Saviez-vous que la période entre l'abattage et
la consommation d'un poulet n'est que d'environ 12 jours ?
Mais moi, ce qui m'a intéressée, c'est le fait qu'une entreprise ait le souci (enfin!) de développer un produit qui répond aux besoins des consommateurs. Si vous êtes comme moi, j'ai envie de faire des choix plus éthiques, sans pour autant me priver de produits animaux. Et je vous dis ceci en toute neutralité et objectivité (autrement dit, je ne suis pas payée pour vous dire ceci): il n'y a pas de produit parfait, ni d'entreprise agroalimentaire qui ne veuille pas vendre son produit... Par contre, je veux souligner l'écoute et la transparence de Maple Leaf envers les consommateurs: ils prennent un grand risque, en proposant ce poulet sans antibiotique. Les coûts de production sont énormes (qui dit sans antibiotique, dit "maladies"), les pertes plus élevées, et le prix des poulets relativement plus élevé. Vous, en tant que consommateur, seriez-vous prêt à payer un peu plus cher pour un tel produit ? 

Pour ma part: oui. «La résistance aux antimicrobiens a émergé comme un problème de santé croissant avec l'usage répandu des antibiotiques à des fins vétérinaires ou en tant que promoteurs de croissance dans l'industrie du bétail. Il s'agit là d'un problème de sécurité alimentaire mondiale, car la nourriture est échangée dans le monde entier et peut être un vecteur majeur de propagation de la résistance parmi les humains et les animaux.» Ce sont ici les propos de l'OMS et de la FAO. Je sais qu'en temps normal, tous les poulets élevés avec antibiotiques subissent une période de retrait, durant laquelle on attend que les antibiotiques ingérés soient éliminés. Dans le doute, je préfère me retourner vers une volaille plus dispendieuse, et encourager ainsi l'industrie alimentaire à poursuivre ses démarches pour qu'enfin, on puisse faire des choix plus éthiques en matière de santé animale et humaine. Bon, nous avons du chemin à faire, mais chapeau à Maple Leaf pour leur audace !
Mignons, n'est-ce pas ? Il faut en moyenne 30 jours pour
que poussin ne soit assez gros pour parvenir à votre assiette. 

Et vous, qu'aimeriez-vous que l'industrie fasse pour rendre ses produits plus "responsables" ? Contrairement à ce que vous pourriez croire, les entreprises agroalimentaires sont ouvertes à nos suggestions. Il suffit simplement de leur dire HAUT et FORT ce qu'on désire !

Un autre article intéressant sur le sujet ici et ici.
Aussi, de l'information au sujet de l'élevage des volailles sur ce site Web.
Bonne lecture !