lundi 4 février 2013

À chaque "push-up" sa réflexion...

Notre défi se poursuit. Mois #2: 60 push-ups par jour, matin et soir. J'allais commencer ce billet en vous parlant de ma douleur au niveau des pectoraux (270 push-ups plus tard...), mais je réalise que ce défi fait vraiment travailler ma pensée, beaucoup plus que mon corps. Réflexions autour de mes push-ups...


Le besoin de s'accomplir

Je chante toujours pour le plaisir,
sans m'exiger d'être la meilleure ! ;)
Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je m'investis dans un projet ou un défi comme celui-là, je suis incapable de m'impliquer à moitié ou au trois-quart. Je donne tout mon coeur, mon âme, mon 200 % pour réussir ! Certains diront que c'est un trait de personnalité particulièrement positif. Quand on veut améliorer son alimentation, oui, ça aide. Si vous êtes investi et discipliné, il n'y a pas de doutes: vous réussirez. Mais attention...

Vouloir être le meilleur, à tout prix ?
Il y a une limite à vouloir trop s'investir. Je me bats contre elle chaque jour. J'ai grandi dans un monde où la quête du meilleur de soi était très valorisante. Je lisais avec mon père tous les soirs, et avant d'entrer à la maternelle, je savais déjà lire. J'étudiais comme une forcenée et j'obtenais des 90 %, une cote R de 34,1 au Cégep, des A à l'Université... J'ai compris qu'en mettant des énergies dans un projet ou un défi, ça nous permettait d'exceller et de s'accomplir au-delà de nos espérances. C'est bien beau, vouloir faire 60 push-ups par jour, mais si vous le faites, vous devez le faire pour vous-même, pour le PLAISIR que ça vous procure de vous accomplir, et pour RIEN d'autre. Mais surtout, si ce défi ou cet objectif vous pousse au-delà de vos limites, et qu'il vous gruge à petit feu, ça ne sert à rien. Vous vous écroulerez, comme je me suis déjà écroulée...

Changer, pour le meilleur, et non pas pour ÊTRE le meilleur !
Je crois en moi, je sais ce que je vaux, et je suis persuadée que je peux constamment m'améliorer. Vous aussi ! Cependant, vous devez vous écouter, et ajuster vos changements d'habitudes de vie selon vos capacités. Parce que sinon, vous serez déçus. Déçu de vous-mêmes, et dévalorisé pour des raisons qui n'ont pas lieu d'être. Je me souviendrai toujours de LA fois où j'avais fait six fautes d'orthographes dans une dictée en troisième année du primaire. La honte. La peur. La tristesse. Mais surtout, la frustration envers moi-même d'avoir déçu mon enseignante, qui avait l'habitude de coller plusieurs petites étoiles dorées sur un tableau de reconnaissance, à côté de mon nom. J'y repense aujourd'hui, et je me dis que rien ne doit être fait pour se prouver aux autres, et obtenir la reconnaissance d'autrui. Ça ne génère que du négatif. Évidemment, à neuf ans, je ne pouvais pas faire cette réflexion, et j'ai préféré pleurer en arrivant à la maison. Franchement Geneviève... Ton cerveau avait peut-être tout simplement manqué de glucides ce jour-là !  ;)

Alors si je ne suis pas la meilleure à vos yeux, et si vous me trouvez complètement sautée de faire ces défis, à quoi bon m'en faire ? J'y prends plaisir, j'y crois, j'aime ça. Tout ce que vous entreprendrez (ex.: bouger plus, manger mieux, cuisiner plus, découvrir de nouveaux aliments, améliorer votre santé, prévenir le diabète, traiter votre cholestérol, etc.), faites-le pour vous, et personne d'autre. Ayez du plaisir, respectez vos limites, trouvez un sens à votre défi/projet et surtout, allez chercher l'aide de professionnels pour vous épauler. Ça vaut de l'or, croyez-moi !

Et vous, avez-vous tendance à vouloir être le meilleur dans tout ce que vous faites ? Est-ce que ça se traduit dans vos habitudes de vie ?

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