lundi 18 mars 2013

Quand la bouffe et la passion se réunissent

Parce qu'on mange plus de trois fois par jour, sept jour sur sept, 365 jours par année, il m'est impossible de comprendre la raison pour laquelle certains d'entre vous voient l'acte de manger comme étant une activité banale. "Je mange pour survivre, parce que je n'ai pas le choix" me dites-vous. Difficile d'avoir envie d'un risotto aux truffes ou d'un burger au tofu avec frites de patate douce lorsque se nourrir semble être une tâche, parmi tant d'autres. Ce n'est pas maintenant que je vais convaincre l'ensemble des plus sceptiques. Mais à tout le moins, voici à quoi ressemble un week-end de passionné de la nourriture. Vous verrez, rien d'anormal, tout ce qu'il y a de plus banal !

On veut en savoir plus...
Tout comme un amoureux de la pêche s'abonne aux magazines de chasse et pêche, un amoureux de la nourriture visite les Salons les plus audacieux en matière d'alimentation. Après un petit-déjeuner copieux au restaurant Le Cartet dans le Vieux, c'est à l'Expo Manger Santé que je me suis rendue vendredi dernier. Bien heureuse de constater que l'Expo a fait légèrement peau neuve cette année avec des exposants que je ne connaissais pas. Coup de coeur pour ma collègue Sophie Pelletier, fondatrice des granolas sans gluten Croque Ta Vie à base de flocons de soya. Vraiment délicieux. J'ai bien apprécié jaser environnement et éthique avec les gens du MAPAQ, notamment au sujet de l'agriculture biologique. Mais mon vrai coup de coeur a été pour une petite entreprise en pleine croissance, les craquelins Hamov, genre de petits pretzels recette maison à saveur de cumin ou d'anis. Tellement en croissance qu'on ne les retrouve pas sur le Web... J'oubliais mon ami de Les Givrés, propriétaire vraiment sympathique et soucieux de la provenance de ses ingrédients. Il m'a complètement fait tomber en amour avec ses crèmes glacées et ses guimauves maison.

On veut découvrir et faire découvrir...
Les pains dorés du chef Rochette
Ma visite à l'Expo s'est terminée avec un accès privé aux cuisine de l'ITHQ. C'est grâce à mon cousin, bien sûr, que j'ai pu avoir un aperçu des cuisines et du menu. Ayant terminé son quart de travail, nous nous sommes dirigés chez moi pour nous préparer au week-end à Tremblant au chalet que j'avais réservé pour la fête de mon amoureux. Ce n'est qu'à 20h00 que l'alarme de la faim a sonné: direction Commensal (mon cousin n'y avait jamais été). Il fallait bien que sa tendance végétarienne commence quelque part. Malgré la sauce et le sodium, nous avons fini par passer au travers de notre seitan et notre chili végé. La prochaine fois, il sera assez mûr "végétamment parlant" pour une visite Aux Vivres.





On critique sans cesse les mauvais endroits où manger...
Après le pain doré que mon cousin avait préparé au déjeuner, mes attentes étaient élevées en matière de "bon manger". Le souper et le déjeuner était inclus dans le prix de ma location de chalet, à Tremblant. Mais si un jour vous avez réservé à l'Auberge de La Porte Rouge, de grâce, oubliez le repas inclus (si vous êtes passionné de nourriture, à tout le moins). La table à côté de nous était charmée par l'entrecôte de boeuf et les frites. De mon côté, j'ai retourné l'assiette de spaghetti au "lait d'amande" et "au saumon fumé" à la cuisine. Goût: zéro. Température: zéro. Présentation: zéro. Sensation d'être la plus difficile et la plus fraîche pète du restaurant: 10/10. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant. Tout le monde a été déçu du repas.


En somme, aimer bien manger, c'est loin d'être évident. On passe notre temps à réfléchir au prochain repas, on se traîne des collations en tout temps, on veut toujours le dessert le plus savoureux et le plus décadent. La facture du restaurant finit par coûter cher, et on tappe sur les nerfs à tout ceux et celles qui ne mangent que pour survivre. 

Et vous, vous vous reconnaissez dans mes propos ? ;-)



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