mercredi 26 juin 2013

Une nouveauté sur les tablettes de l'épicerie : le stévia

J'adore dénicher de nouveaux produits. Qu'il s'agisse de croustilles aux pois chiches ou d'une nouvelle variété de légumes, je me fais presque toujours avoir : j'achète par curiosité. Par exemple, hier, j'ai fait l'acquisition de craquelins de riz à saveur d'algue. Ce ne sont pas les plus "santé", mais j'avais vraiment envie de mettre mes papilles gustatives à l'épreuve. Je reste prudente toutefois. Je ne ferai jamais comme mon beau-père, Maxime. Lui, ses découvertes chouchous, ce sont des sauces extra-piquantes. Plus elle est piquante, mieux c'est. La dernière qu'il nous a ramenée s'appelait "The After Death Sauce". Ça vous donne une idée... 

Bref, tout ça pour vous dire que la semaine dernière, j'ai découvert le  Truvia®, un édulcorant (comme le Splenda ® , par exemple) extrait de la partie la plus savoureuse de la feuille de stévia. Il est autorisé depuis tout récemment par Santé Canada comme édulcorant de table et comme édulcorant pour certaines catégories d'aliments et de boissons au Canada. Ma collègue Alexandra Leduc pense exactement comme moi en ce qui a trait des sucres "chimiques". Elle en parle d'ailleurs dans son plus récent billet

Mais le stévia ( Truvia®) est extrait d'une plante. Est-il moins dangereux pour autant ? 


Sans calories, oui mais...
L'édulcorant sans calories Truvia® et l'extrait de feuille de stévia Truvia® sont des produits de Cargill, un producteur et un négociant de produits et services dans les domaines alimentaire, agricole, financier et industriel. Autrement dit, Truvia® demeure un produit "industriel", même s'il est extrait d'une plante. On a d'ailleurs ajouté de l'érythritol et des arômes naturels pour en améliorer le goût et la texture. Il nous est présenté sous forme de cristaux, que l'on peut ajouter aux boissons (thé, café). On peut également l'utiliser pour la cuisine et la pâtisserie. Bref, c'est un passe-partout ! Pas étonnant, donc, que nous entretiendrons notre envie pour le sucre en nous servant régulièrement de produits de ce genre. 

Puis-je manger en toute sécurité ?
Pour moi, les additifs alimentaires ou les produits synthétisés par l'industrie n'ont rien de bénéfique. Même si les études effectuées ont démontré qu'ils sont sécuritaires, je m'excuse, mais dans la réalité, il en est tout autrement. On aura beau dire que le sucralose (Splenda) ne cause aucun problème sur la santé humaine, or, qu'en est-il lorsqu'on le consomme à tous les jours, à long terme ? Et comment interagit-il, dans le corps humain, avec tous les autres composés chimiques ajoutés aux aliments ? On ne le sait pas... Bref, je ne veux pas alarmer quiconque avec mes propos, mais chose certaine, on gagne à manger le plus "naturel" possible. Personnellement, je trouve que c'est rassurant d'avoir un produit "sucrant" à base de plante, plutôt que d'utiliser des molécules synthétiques (aspartame, acésulfame-K, cyclamate...) pour sucrer les aliments. Le miel et le sirop d'érable viennent des plantes, alors pourquoi ne pas faire plus confiance au stévia ?

Somme toute, je trouve que le Truvia® est plus intéressant que tous les autres édulcorants (sucralose, aspartame, saccharine, etc.) sur le marché. Mais comme il est apparu très récemment et que nous ne connaissons pas les effets à long terme d'une consommation régulière de stévia, soyez vigilants. D'ailleurs, Santé Canada le mentionne à même son site Web: "En ce qui a trait à leur utilisation plus généralisée dans les aliments vendus au détail, Santé Canada n'a pas été en mesure de formuler une opinion définitive sur l'innocuité des aliments contenant des feuilles de stévia car les données scientifiques publiées sur cette question sont jugées incomplètes." Comme je le dis si souvent : tout est une question de fréquence et de quantité, l'excès n'est jamais bon.

Consommez-vous des édulcorants ? Pour quelle raison le faites-vous ? 

Réf.:
- Santé Canada. Médicaments et produits de santé. Substance dérivée d'un organisme défini - Feuille de Stevia rebaudiana, [En ligne] http://webprod.hc-sc.gc.ca/nhpid-bdipsn/ingredReq.do?id=11417&lang=fra 
- Santé Canada. Nutrition. Succédanés de sucre. [En ligne] http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/addit/sweeten-edulcor/index-fra.php

lundi 17 juin 2013

Manger biologique: simple mode ou panacée ?

Plusieurs personnes me demandent mon avis à propos de l'alimentation biologique. Je désire mettre les points sur les "i" avant de rédiger ce blogue: je suis personnellement vendue à l'agriculture biologique. Si on me donne le choix entre un poivron du Mexique biologique versus un non-biologique, je n'hésite pas une seconde: je prends le bio. Je suis prête à payer le prix. Ma réflexion "éthico-alimentaire" en est rendue là. Mais je suis prête à nuancer mes propos pour vous permettre de prendre votre PROPRE décision, celle qui répond à votre mode de vie, vos valeurs, vos moyens...

#1 Un "plus" pour l'environnement
Pour moi, c'est clair que l'absence de pesticides et d'herbicides qui pénètrent dans les sols représente un énorme avantage pour la santé de l'environnement. Les eaux souterraines sont moins contaminées, la faune et la flore mieux préservées. 


#2 Ne vous attendez pas à un miracle
Ce n'est pas parce qu'on mange des produits bio toute notre vie que l'on se sauve de la maladie ! Bien sûr que les produits biologiques renferment peu ou pas de pesticides, ni d'OGM. Mais les produits conventionnels (non-biologiques) en contiennent très, très peu. Lorsqu'on les lave bien, avec une brosse sous l'eau, les fruits et légumes conventionnels demeurent d'excellents choix. On ne peut pas s'attendre à ne plus jamais ingérer de pesticides ou d'herbicides, même en mangeant du biologique. Il en restera toujours des petites traces dans notre corps. Ceci dit, nous sommes encore incertains de l'effet d'une consommation minime et prolongée des pesticides (et compagnie) sur notre organisme. Personnellement, je pense que moins on en mange, mieux c'est. Mais les bénéfices de consommer des légumes et fruits non-biologiques sont beaucoup plus grands que les risques associés à la consommation d'une petite quantité de pesticides. 

#3 Soyez prêts à payer un peu plus cher
Si vous consommez peu de légumes et de fruits, ce sera déjà un premier pas d'en consommer plus, qu'ils soient biologiques ou non ! Par contre, si vous êtes une personne soucieuse de l'environnement et très consciencieuse de ce qu'elle mange, il est tout à fait possible que vous ayez envie de manger bio. Pour ce faire, vous devez être prêt, à l'occasion, de sortir votre porte-monnaie ! Par exemple, une livre de carottes non-bio peut coûter 2,49$, alors que les même carottes bio coûteront 3,49$. Pour la viande, vous verrez qu'elle est beaucoup plus dispendieuse: un poulet biologique peut coûter jusqu'à 25$ l'unité. Ouch !

#4 Faites des compromis !
Même si je préfère le goût des poivrons biologiques (car oui, le goût est différent...), je ne me culpabilise pas d'acheter un poivron conventionnel. Cela dépend de mon budget, mais aussi de la provenance. Entre une fraise du Québec conventionnelle et une fraise bio de la Californie, je choisis la fraise de chez nous ! De plus, j'essaie de privilégier les produits biologiques de la "douzaine sale", une liste de légumes et fruits établis par le Environmental Working Group. Vous pouvez y accéder en cliquant ici. Par exemple, si j'ai besoin de céleri, j'essaie de choisir le céleri biologique. Par contre, je me préoccupe moins de la pamplemousse ou du chou, car ceux-ci seraient moins contaminés par les pesticides, selon ce même organisme.

Somme toute, ne virons pas fous. En réfléchissant à tous les produits chimiques que contiennent les aliments de notre planète, nous ne mangerions plus rien. Cependant, ça vaut la peine de se questionner et de prendre position à l'aide de nos dollars, si on se sent prêt à le faire. Je ne peux peut-être pas, en tant qu'individu, talonner l'industrie jours après jours pour lui demander de réduire les émissions de pesticides, les OGM, etc. Mais en achetant des produits biologiques à l'occasion, je me dis que je fais un geste, pour l'environnement et peut-être même la santé des générations futures. 

Mangez-vous des produits biologiques ? Que pensez-vous de ce type d'agriculture ?

Références:
-  Nestle, M. What to Eat, 2006
- Dietitians of Canada. Organic Food Evidence Summary In: Practice-based Evidence in Nutrition [PEN]. 2011 Avril 9. Disponible via: http://www.pennutrition.com. Accès avec inscription seulement.


lundi 3 juin 2013

De l'importance de se connaître, avant de manger !

Ce dimanche, j'ai eu la chance d'assister à une formation sur la nutrition sportive qui m'a fait beaucoup réfléchir en tant que nutritionniste. J'ai rencontré des passionnés et des athlètes de fitness qui, fiers de leurs accomplissements, ont su me faire comprendre que tout ce qu'on entreprend dans la vie, tant lorsqu'on est un athlète qu'un professionnel de la santé, dépend d'une seule chose : nous-même.

Je suis là, à vous donner des conseils et à vous inspirer pour vous aider à mieux manger. Je varie mes approches pour toucher le plus de gens possible, et j'essaie de me mettre dans votre peau avant de vous recommander quoi que ce soit. Mais s'il y a une chose qui est certaine, c'est que je ne suis pas vous ! Je pourrais vous donner les meilleurs conseils, il n'en tiendra qu'à vous de vouloir les appliquer ou non, et ce, indépendamment du jugement des autres.

S'écouter soi, avant d'écouter les autres
J'ai longtemps pensé que l'opinion des autres comptait plus que tout. Je prenais mes décisions en fonction du bien-être des autres, mais surtout, en fonction des jugements que les autres pourraient avoir envers moi. Aujourd'hui, j'essaie de voir cela autrement. Faites comme moi. Si vous avez envie de métamorphoser votre silhouette en pensant pouvoir plaire aux autres, tentez d'oublier ces pensées. Misez plutôt sur ce que vous avez envie de faire pour VOUS ! Serez-vous vraiment plus heureux(se) d'avoir changé votre apparence physique pour le bien-être des autres ? Non. Engagez-vous vers votre mieux-être dans un seul et unique objectif : être heureux d'être vous.

Être soi, c'est ne pas être les autres
Chaque individu est unique. Vous êtes unique. C'est ce que j'ai appris lors de ma formation, en réfléchissant sur le fait que les athlètes de fitness ou d'autres disciplines sportives ont des besoins vraiment propres à eux. Or, on ne peut pas les juger parce qu'ils prennent de la poudre de protéines ou qu'il suivent un plan alimentaire : ils ont reçu des conseils personnalisés en fonction de leurs besoins à eux ! C'est exactement la même chose pour vous. Vous avez le droit d'aimer les frites, comme il vous est permis d'adorer le tofu. Peu importe ce que les autres en pensent, l'important, c'est d'agir en fonction de ce qui est bon pour vous. Parfois, il arrive qu'on doive aller chercher de l'aide pour valider nos besoins. À ce moment précis, faites appel à un professionnel. Qu'il s'agisse d'une nutritionniste, d'un kinésiologue ou d'un psychologue, il n'y a pas mieux que de l'aide professionnel pour reconnaître nos besoins, s'éloigner du jugement des autres et poser des gestes qui seront profitables pour nous-mêmes. Et personne d'autre !

Avez-vous pensé à quelque chose que vous pourriez faire pour VOUS aujourd'hui, sans penser à l'opinion d'autrui ?