lundi 28 septembre 2015

Des bras qui dérangent (ou qui sommes-nous pour juger Julie Snyder ?)

Ça fait quelques jours que je vois circuler des propos parfois haineux ou bourrés de jugements à l'égard de l'apparence physique de Julie Snyder. En tant que nutritionniste, mais aussi en tant que personne grandement touchée par les commentaires sur l'apparence physique, je ne pouvais m'empêcher de commenter cette situation à la fois inquiétante et frustrante. Ce que j'en pense ? Le voici.

#1 Personne, PERSONNE n'a le droit de juger de l'état d'une personne en fonction de son apparence physique.

Quand elle était plus pulpeuse, on lui disait qu'elle était grosse, qu'elle devrait faire attention. Quand elle s'est mise au régime, on lui a dit qu'elle était belle, mais qu'on l'aimait encore mieux avec "un peu de gras", et maintenant qu'elle a visiblement perdu beaucoup de poids, on la critique encore, et encore.

De nombreuses personnalités publiques sont critiquées au quotidien pour leur habillement, leurs seins, leur coupe de cheveux, leur orientation sexuelle, leurs habitudes de vie... Juger. C'est trop facile juger les autres. Mais qu'en est-il de se regarder soi-même dans le miroir ?

Qui sommes-nous, nous-mêmes, pour critiquer l'apparence, les habitudes ou l'état psychologique d'un individu ? Pourquoi toujours tout centrer autour du poids corporel et du physique d'une personne ? Pourrait-on focusser, s'il-vous-plaît, sur notre bien-être personnel, notre amour de soi et nos qualités propres avant de réfléchir à propos de ce que les autres font, mangent, disent et respirent ?


#2 Les troubles alimentaires, c'est pas de la p'tite bière.

Comme vous, moi aussi je me suis inquiété de la santé de Julie Snyder en voyant ses bras. Mais je ne vois pas l'intérêt d'aller écrire un petit commentaire "Hey, Julie, tu fais peur" sur sa page Facebook... Si trouble alimentaire il y a, pourrait-on, SVP, laissez la personne concernée gérer la problématique ? Pourrait-on arrêter de vouloir être s'immiscer dans la vie de tout le monde quand on ne connaît pas le portrait général, l'ensemble de la problématique ?

Quand quelqu'un vit une difficulté, on fait part de nos inquiétudes, on le laisse s'ouvrir à nous, et on doit rester prêt à l'écouter, à le supporter. On n'essaie pas de lui diagnostiquer son problème, et on ne vient pas non plus lui balancer au visage qu'il a vraiment l'air mal en point. C'est irrespectueux. Malveillant. Insoucieux.

L'anorexie, la boulimie, l'orthorexie, la bigorexie, c'est sérieux. C'est grave.  C'est parfois même mortel. Et c'est... psychologique. Ce n'est pas en crachant des commentaires désobligeants à propos du poids et de l'apparence physique qu'on va régler le problème. Pire. On va l'accentuer.


Je m'insurge contre tout ceux et celles qui jugent les gens en fonction de leur poids. Désolée de défaire cette image de femme joviale et sympathique que je suis, mais si un jour vous venez me dire que j'ai pris du poids ou que j'ai l'air trop maigre, vous me trouverez bête, et glaciale. Je vous dirai : "Qui es-tu pour me parler de mon poids ?" Si un jour vous critiquez ma façon de manger, je vous relancerai: "En quoi ma façon de manger TE dérange ? N'ai-je pas le droit de manger ce que je veux ?"

Les habitudes alimentaires que nous avons, c'est un choix: si je choisis de manger du chocolat, de la crème glacée ou encore des crudités, c'est mon droit. Je l'assume. Point à la ligne. Ça fait partie de moi et jamais personne ne me forcera à manger X chose ou à me priver de X aliment.

Le poids, ce n'est pas un choix. On ne choisit pas d'être maigre, mince, petite, moyenne, trapue... Le poids, c'est un chiffre. Le poids, c'est le résultat d'une vie, d'un bagage génétique, d'une émotion, d'un sport. Le poids, ce n'est SURTOUT pas quelqu'un. Moi, j'ai un coeur, une âme, des émotions et un corps. Merci de vous en soucier. Mais arrêtez de vous soucier de mon poids. Et de celui des autres.

Laissez Julie Snyder s'occuper de son propre corps.

Tiré de: https://www.facebook.com/JulieSnyderOfficiel  






jeudi 17 septembre 2015

La salade rose

Qui dit marathon de Montréal dit glucides et nitrates ! Suite à mon dernier billet à propos de la nutrition sportive, j'ai eu envie de préparer une recette qui combine mes deux meilleurs alliés avant une course: des pâtes et de la betterave. Les pâtes fournissent des glucides qui me serviront d'énergie pendant ma course, et les betteraves me remplissent de nitrates, un composé qui semble améliorer les performances sportives. En effet, les nitrates se transforment en monoxyde d'azote (NO) dans le corps humain. Ce composé aide les muscles à être plus performants. Ma collègue Évelyne Deblock en parle largement dans cet article.

Prêts à combiner plaisir, saveur et performance ?

GO!

p.s.: Ce n'est pas parce qu'elle est rose qu'elle n'est pas pour les messieurs, ma salade ;)




La salade rose

Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes
Rendement: 4-6 portions
Attente: 4-6 heures au besoin

Ingrédients

- 500 ml (2 tasses) de pâtes sèches au choix (je ne les prends pas au blé entier cette fois-ci pour éviter le surplus de fibres et les inconforts digestifs)
- 8 petites betteraves cuites (ou environ 250 ml ou une tasse de betteraves marinées en cubes)
- 2 gros oignons tranchés finement
- 1 casseau de champignons tranchés
- 15 ml (1c. à soupe) d'huile d'avocat (ou autre type d'olive qui tolère bien la chaleur: canola, tournesol...)
- 1 poivron rouge rôti en dés
- 8 olives kalamata dénoyautée, hachées
- 30 ml (2c. à soupe) de vinaigre de cidre de pommes
- 15 ml (1c. à soupe) de moutarde à l'ancienne
- 15 ml (1c. à soupe) de mayonnaise légère
- Épices et fines herbes au goût (j'ai mis de l'ail en poudre et du sel de mer aromatisé)
- Sel et poivre au goût


Préparation

1) Faire cuire les pâtes selon les indications de l'emballage.
2) Pendant la cuisson des pâtes, déposer les betteraves dans un saladier.
3) Toujours pendant que les pâtes cuisent, faire revenir l'oignon et les champignons dans l'huile jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
4) Une fois les pâtes cuites, les égoutter et les verser dans le même bol que les betteraves. Ajouter les légumes cuits dans le bol. Mélanger.
5) Ajouter le reste des ingrédients dans le saladier et mélanger jusqu'à ce que les pâtes deviennent roses.
6) Laisser refroidir au réfrigérateur environ 4 à 6 heures pour que la salade devienne froide. *De mon côté, j'ai rincé les pâtes cuites sous l'eau froide pour aller plus vite. ;)

Un délicieux repas à manger la veille de votre performance. Bonne couse !

mardi 8 septembre 2015

Sport et bouffe : deux carburants énergisants

Oui, je sais: normalement, on dit que la nourriture sert de carburant, et que le sport fait dépenser de l'énergie. Mais pas dans mon cas. Power Gen (mon surnom de coureuse!) ressent beaucoup plus d'énergie lorsqu'elle fait du sport. Dans mon quotidien, je bouge énormément, et c'est ce qui m'aide à conserver un meilleur état d'éveil. Je vais sûrement en choquer plusieurs ici qui me trouveront intense: je m'entraîne 6 à 7 jours par semaine ! J'aime bouger. En vérité, bouger, c'est ma drogue. Encore plus que le chocolat et la crème glacée. Si lors d'une journée je dois demeurer assise, mon corps le ressent. Je DOIS m'activer pour être de meilleure humeur, rester concentrée, ressentir un bien-être intérieur, etc. Je vous souhaite vraiment de découvrir les bienfaits du sport si vous ne les avez encore pas expérimentés.

Toute cette argumentation dans l'unique but de vous parler de ce que vous devez manger pour bien performer lors d'une activité sportive. Bon, j'en ai déjà discuté dans ce billet, mais depuis que mes deux collègues Stéphanie Côté et Philippe Grand ont publié ce petit livre de recettes et conseils sur la nutrition sportive, j'ai envie d'en reparler.



Connaître vos objectifs

À priori, vous devez vous définir en tant que sportif: que désirez-vous réaliser ? Votre objectif est-il simplement de garder la forme ? Ou projetez-vous peut-être de faire un Ironman (ça, c'est mon cas!) Dans une situation comme dans l'autre, ce que vous mangez aura une influence sur votre performance. Cela dit, si vous désirez faire un marathon, un Ironman ou encore des compétitions de Crossfit, je vous suggère fortement de rencontrer un diététiste-nutritionniste du sport. Parce que oui, vous avez besoin de manger des aliments spécifiques et peut-être même, de consommer des suppléments. Pas toujours, mais parfois, ça aide.


Avant votre entraînement
De façon générale, on recommande de consommer des glucides avant un entraînement. Parce que c'est la source d'énergie préférée du corps humain. Votre machine a plus de facilité à puiser dans ses réserves de glucides (sucres) pour produire de l'énergie. Vos réserves de gras et de protéines sont plus difficiles à métaboliser. Si vous prévoyez vous entraîner dans 4 heures, optez pour un repas normal, avec une assiette comprenant des quantités égales de légumes, de féculents et de viandes (substituts). Évitez de faire le trop plein de gras, exit la friture ! En revanche, lorsque vous pensez vous entraîner dans moins d'une heure, choisissez une collation qui renferme des glucides (par exemple; une banane, ou quelques dattes, ou un petit bol de gruau nature). Faites des tests pour voir comment votre corps réagit ! Les fruits, par exemple, ne conviennent pas à tout le monde avant une activité.

Pendant le sport
Prenez de l'eau tout simplement. Si toutefois vous vous entraînez pendant plus d'une heure, de manière intensive ou lors de températures très chaudes, une boisson de réhydratation comprenant eau + jus + sel pourrait vous aider.

Après une activité
En plus des glucides qui vous serviront à refaire le plein d'énergie, il vous faut des protéines. Celles-ci aideront vos muscles à mieux récupérer après le sport. Et là, les méga-doses de protéines sont inutiles. Plutôt que de vous ruer sur les "shakes" de poudre, pensez à des aliments simples et faciles à transporter. Des exemples de collations post-entraînement pourraient être:

- Deux oeufs cuits dur avec une quinzaine de raisins frais;
- Un morceau de fromage avec deux-trois dattes séchées;
- Un lait frappé préparé avec du lait et des fruits congelés;
- Un petit bol de yogourt grec nature aromatisé avec du sirop d'érable.


Et n'oubliez pas : à chacun sa discipline, et à chacun son estomac ! Pour un coureur, les besoins nutritionnels diffèrent de celui qui pratique la musculation. Renseignez-vous auprès d'un diététiste nutritionniste du sport afin de vous permettre de mieux performer en fonction de vos objectifs.

Pssst ! J'en ai aussi parlé cette semaine à l'émission "Médecin sans rendez-vous" Cliquez ici pour revoir la vidéo !