jeudi 16 novembre 2017

Un temps d'arrêt pour "recharger" son corps

Il n'est pas d'hier que je pratique de l'activité physique. Mon niveau d'activité a grandement varié au courant de ma vie. Enfant, j'étais plutôt sédentaire, et je détestais suer au point de m'époumoner. À l'adolescence, je n'ai eu d'autres choix que de me mettre au sport dans un établissement scolaire qui le valorisait plusieurs heures par semaine. Jeune adulte, j'ai commencé la course, puis j'ai aujourd'hui cumulé plus de 10 demi-marathons à mon actif. Je me suis même rendue à 2 heures d'entraînement quotidien, 5 jours par semaine (là, j'ai un peu pété les plombs !)

Aujourd'hui, je sens que mon niveau d'énergie a changé. J'ai beaucoup de difficulté à accepter la baisse de la performance, le sentiment de fatigue plus présent qu'à l'habitude, la récupération moins efficace qu'auparavant. Au courant des dernières semaines, je n'avais plus de plaisir à bouger: les "il faut que" étaient plus présents que les "j'ai envie de..."

J'ai donc décidé de prendre une pause. Une pause pour mon corps, mais aussi mon esprit. Ce fût un temps de réflexion extrêmement profitable, car j'ai pu constater que la grande majorité du temps, je bougeais par obligation, et non par envie. Obligation de quoi, vous dites ? Les raisons sont nombreuses:

- Il faut bouger pour être en santé
- Il faut bouger pour maintenir ou perdre du poids
- Il faut bouger pour compenser ce qu'on mange
- Il faut bouger pour avoir l'air parfaite
- Il faut bouger, malgré un quotidien chargé, pour décompresser et chasser le stress
- etc., etc.

Ce matin, je me suis levée avec un grand, grand niveau d'énergie. Ça fait seulement une semaine que je n'ai pas fait de sport. Je n'ai plus mal nulle part, je ressens une explosion dans mon corps qui a envie de bouger, non pas par obligation, mais par désir interne réel.

Cette histoire, je voulais la raconter pour tout ceux qui croient qu'en en faisant plus, ils vivront mieux et plus longtemps. Qu'en faisant plus, ils seront plus aimés, plus admirés. Qu'en faisant plus, ils auront un corps parfait et contrôleront leur apparence physique.

En vérité, en en faisant plus, vous en faites trop. Trop pour les autres, pas pour vous-mêmes. Avec le temps des fêtes qui arrive à grands pas, vous serez tentés de bouger plus pour combattre la prise de poids tant redoutée de Noël. Soyez respectueux envers votre corps, et bougez par envie, pas parce qu'il "faut"...

Vous en dites quoi ? ;)

samedi 28 octobre 2017

Pâte à biscuits à la citrouille épicée

Eh bien, il y a déjà un bout que je n'ai pas publié d'articles ! Il me fallait attendre une recette qui en valait la peine, et croyez-moi, celle-ci vaut son pesant d'or. À manger à la cuillère, avec des biscuits Graham ou des fruits frais cette recette fera l'unanimité à la maison. Idéale pour votre party d'Halloween ;)



Pâte à biscuits à la citrouille épicée

Rendement: 1 tasse
Temps de préparation : 15 minutes
Temps d'attente: 1 heure


Ingrédients

  • 1/2 tasse de purée de citrouille (maison ou du commerce, non-aromatisée!)
  • 2 c. à soupe de farine d'avoine (de la farine de blé convient aussi, mais je trouve que la farine d'avoine donne meilleur goût. Au besoin, vous pourriez prendre des flocons d'avoine et les moudre pour en faire une farine)
  • 2 c. à soupe de miel
  • 1 c. à soupe de beurre d'amandes 
  • 1 pincée de fleur de sel (ou 1/8 c. à thé de sel de table)
  • 1/2 c. à thé d'essence de vanille
  • 1/4 c. à thé de cannelle moulue
  • 1/8 c. à thé de muscade moulue
  • 2 carrés de chocolat noir, hachés
  • 2 c. à soupe de raisins secs
  • 2 c. à soupe de graines de chia

Préparation

1. Mélanger tous les ingrédients dans un bol à l'aide d'une cuillère de bois.
2. Réserver au réfrigérateur 30 minutes pour permettre aux graines de chia d'exercer leur action afin d'augmenter la consistance du mélange.
3. Servir dans un bol avec accompagnements (ou une cuillère!) et déguster :)

Notes:

- Si vous utilisez de la purée de citrouille maison, il est possible que la texture soit plus grumeleuse que la purée de citrouille du commerce. Je n'ai pas broyé ma purée au robot culinaire, parce que je voulais qu'elle contienne encore des morceaux de chair de citrouille. En la broyant au robot, il est possible que la texture soit un peu plus liquide, et donc, qu'une petite quantité de graines de chia supplémentaire soit nécessaire.

- Après avoir fait la recette avec une purée fraîche versus congelée et décongelé, le résultat sera le même. Toutefois,à la décongélation, la chair de citrouille relâchera de l'eau. C'est normal et vous pouvez l'ajouter au mélange. Avec les graines de chia, l'eau qui s'est libérée de la purée de citrouille sera réabsorbée, vous laissant ainsi un mélange onctueux à souhait.

jeudi 29 juin 2017

Manger moins quand on s'aime

Avec l'arrivée de la saison des maillots de bain, je remarque que les discussions (surtout avec des femmes, malheureusement) tournent beaucoup autour de l'apparence corporelle. "Eille, j'ai pris de la bédaine, j'ai pas envie d'aller à la plage avec ce "tire" là! " ou encore "En vieillissant j'me sens moche, j'ai pu la "shape" que j'avais à 20 ans!"

En réponse à ce discours, voici quelques-unes de mes phrases préférées qui permettront aux gens que vous aimez de réfléchir à leurs propos (plutôt que de perpétuer le jugement qu'ils exercent envers eux-mêmes en ce qui a trait à leur poids)...


On se tourne la langue !
Vous avez peut-être envie, vous aussi, de vous laisser emporter dans le jugement: "Ah! J'te comprends, moi aussi j'ai pris des fesses !" Mais dites-vous que cela ne fait que nourrir la discussion. On ne s'en sort pas, et on poursuit notre journée sous le signe de la négativité. Rien de pire pour se miner le moral ! Tournez donc votre langue sept fois avant de parler. Et faites demi-tour respectueusement dans votre conversation en abordant un sujet positif : "Eille, parlant de plage, vas-tu en vacances cet été ?"

On se fait empathique...
"Je comprends ton soucis. Beaucoup de femmes ont de la difficulté à s'accepter avec toutes les pressions de notre société axée sur l'apparence. Tu n'es pas la seule. Moi aussi je ressens parfois des insatisfactions face à mon apparence physique. C'est normal. Essayons plutôt d'être imparfaites, on ressentira moins de pression et ça ne sera que mieux pour notre santé !"

Et à ceci, j'ajoute souvent quelque chose comme : "Tu sais, la nourriture, c'est beaucoup plus émotif qu'on ne le pense. On mange même quand on n'a pas faim, parce que la nourriture nous faire vivre des souvenirs d'enfance, un plaisir gustatif indescriptible... Tu auras beau faire tous les régimes, tant et aussi longtemps que tu n'auras pas compris les vraies raisons qui font en sorte que tu n'aimes pas ton corps, le problème refera surface" - juste assez de propos pour inciter la personne à réfléchir, et à se dire qu'au fond, les diètes, c'est juste un pansement sur la plaie (alors qu'en réalité, il faudrait une opération à cœur ouvert, avec plusieurs points de suture pour bien cicatriser le bobo!)

On s'aime quand même ;)
Le plus difficile pour une personne qui n'est pas bien dans sa peau, c'est de s'imaginer que tous les autres la regardent avec dégoût. Alors que dans la réalité, ils ne la regardent peut-être même pas ! Ou peut-être même jalousent-ils ses beaux cheveux, sa grandeur, sa personnalité... Si une personne porte un commentaire négatif face à son propre corps, dites-lui simplement: "Tu sais, tu pourrais être plus grande, plus mince, avec ou sans rides, etc. ça ne fera pas en sorte que je t'aime plus ou moins. Je t'apprécie pour ce que tu es, c'est tout !"

Bref, répondre aux propos à l'égard du poids de manière positive, c'est nourrir le problème. Et curieusement, nourrir le problème "psychologiquement" fait aussi en sorte que les gens le nourrisse "physiologiquement". Moins on s'aime, plus on mange.

Et plus on s'aime, moins on pense à manger.




vendredi 12 mai 2017

Faux-ghetti arc-en-ciel

Tandis que le soleil hésite encore à se pointer le bout des rayons et que nous attendons tous impatiemment la chaleur estivale, j'ai décidé d'inviter l'été dans mon assiette avec un arc-en-ciel de couleurs !

Le truc, c'est de faire cuire votre courge spaghetti la veille. D'abord, coupez-la simplement en deux et badigeonnez-la d'huile d'olive (généreusement, quand même*), de sel et de poivre. Ensuite, faites-la cuire au four à 400°F sur une plaque tapissée de papier parchemin et couvrez les moitiés de courges de papier aluminium pour leur éviter de former une croûte. Oubliez-la pendant une heure,et à sa sortie du four, "effilochez"-la pour la réserver dans un bol, au frigo. Le lendemain, elle sera prête à réchauffer au micro-ondes pour le souper!

Voici la recette.

Faux-ghetti arc-en-ciel




Rendement : 2-3 portions (ça dépend de votre gourmandise !)
Temps de préparation : 20 minutes (sans la courge)
Temps de cuisson : 10 minutes

Ingrédients

-1 courge spaghetti assaisonnée, cuite et effilochée

-1/2 oignon jaune haché finement
-2 gousses d'ail hachées finement
-1 c. à soupe d'huile de tournesol (bonne huile pour la cuisson!)

-1/2 tasse de chou rouge émincé
-1 courgette verte coupée en juliennes
-1 poivron rouge en lanières
-4 cœurs d'artichauts grillés (facultatif, si vous n'aimez pas les artichauts!)

-1 c. à thé de flocons de piments séchés ou dans l'huile
-Sel et poivre au goût

-1/3 tasse de noix de Grenoble hachées grossièrement
-Cheddar fort râpé, au goût (non-illustré sur la photo, et n'importe quel fromage convient!)


Préparation

1. Répartir la courge spaghetti dans des bols allant au four à micro-ondes. Réserver.
2. Faire revenir l'oignon et l'ail dans l'huile pendant 2-3 minutes à feu moyen, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides.
3. Ajouter les légumes, les flocons de piment, le sel et le poivre.
4. Faire revenir environ 7-8 minutes. Laisser les légumes caraméliser en évitant de trop les mélanger dans la poêle. Ils sont meilleurs lorsqu'ils se forment une petite croûte de "rôti" ;)
5. Faire réchauffer la courge.
6. Répartir le mélange de légumes sur la courge dans les bols.
7. Saupoudrer de noix et de cheddar.
8. Servir !

*Avec l'huile, l'eau de la courge spaghetti a moins tendance à s'évacuer et à faire une "flaque" dans votre assiette ! De toute façon, on a besoin d'un peu de gras pour donner du goût à ce plat riche en vitamines ;)

samedi 8 avril 2017

Potage aux pois verts, choux de Bruxelles, ail et curcuma

Quand tu as des pois verts et de la racine de curcuma qui traînent dans ton congélo et des choux de Bruxelles flétris, c'est la recette qu'il te faut !


Potage aux pois verts, choux de Bruxelles, ail et curcuma



Pour 8-10 portions
Temps de préparation: 10 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes



Ingrédients

- 2 tasses de choux de Bruxelles entiers
- 4 tasses de pois verts congelés
- 1 gros oignon en dés
- 5 gousses d'ail
- environ 3 petites racines de curcuma (2 cm x 3 cm) pelées
- 4 L de bouillon de poulet ou de légumes
- Sel et poivre au goût

Préparation 

1. Dans une grande casserole, faire chauffer l'huile avec les légumes.
2. Faire revenir environ 2-3 minutes.
3. Ajouter le curcuma et le bouillon.
4. Laisser mijoter environ 25-30 minutes, ou jusqu'à ce que les choux soient tendres.
5. Broyer à l'aide d'un pied mélangeur ou d'un mélangeur électrique.
6. Saler et poivrer au goût.

À déguster avec un filet d'huile piquante. Et sur la photo, ce sont des morceaux de poivrons rouges séchés ! Vous retrouverez ce produit dans la majorité des épiceries naturelles:


mercredi 22 mars 2017

Croquettes au tofu, sésame et miso

Faciles à préparer, "bourratives", croquantes à l'extérieur, tendres à l'intérieur. Quoi demander de mieux ? Dégustez-les sur une salade, avec des légumes sautés ou sur un nid de nouilles de riz avec une sauce asiatique. Divin ! Et même à la collation, avec une petite trempette aux arachides... Oh yes!

Croquettes au tofu, sésame et miso

Rendement: 12-15 croquettes
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes



Ingrédients

- 1 bloc de tofu (454 g)
- 1/2 tasse de noix de cajou crues (important ! pour qu'elles ramollissent dans le mélange, elles doivent être crues)
- 1 oeuf moyen
- 1/2 tasse de levure alimentaire en flocons (ou la même quantité de chapelure japonaise panko)
- 3 oignons verts
- 2 gousses d'ail (ou plus! selon vos goûts)
- 1c. à soupe de pâte de miso
- 1c. à thé de miel
- 2c. à thé d'huile de sésame grillée
- Sel et poivre, au goût
- Graines de sésame (blanches ou noires, selon votre inspiration du moment...)

Préparation 

1. Préchauffer le four à 400 F.
2. Mettre tous les ingrédients sauf les graines de sésame dans un robot culinaire.
3. Broyer le tout jusqu'à ce que le tofu soit complètement égrainé.
4. Ajuster la texture avec un peu plus de levure (chapelure) ou d'eau: la texture doit vous permettre de former des petites boules dans vos mains.
5. Goûter puis rectifier l'assaisonnement au besoin.
6. Façonner des petites boules d'environ la grosseur d'une balle de golf avec les mains.
7. Tremper les boules dans les graines de sésame.
8. Étendre les croquettes sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin.
9. Faire cuire pendant 20 minutes. Laisser refroidir légèrement avant de déguster !

Prêtes à être dévorées...

dimanche 12 février 2017

Troubles alimentaires : on n'en parle jamais trop

C'était la semaine dernière que se déroulait la Semaine nationale de sensibilisation des troubles alimentaires. J'ai malheureusement manqué de temps pour m'exprimer à ce sujet, mais bon. Il n'est jamais trop tard pour en parler. Parce qu'un trouble alimentaire (TA), ça ne dure pas une semaine, ni un mois, ni une année. Ça nous suit, sournoisement, longtemps, très longtemps. Tel que l'exprime si bien le slogan de cette année, la nourriture peut être une obsession qui nous détruit, plutôt que de nous nourrir.

Je l'ai déjà abordé de nombreuses fois sur ce blogue. Je ne suis ni anorexique, ni boulimique, mais depuis toujours, je navigue entre plaisir et culpabilité en ce qui concerne l'alimentation. Chaque jour, je vois des gens qui s'attardent à ce qu'ils mangent, qui ne sont pas en paix avec leur corps, qui trouvent des raisons pour éliminer des aliments de leur assiette. Tous ces signes me laissent croire que bien que l'anorexie et la boulimie soient reconnus depuis longtemps comme des TA, de nombreuses personnes ignorent encore qu'elles souffrent de formes différentes ces troubles. L'orthorexie, les troubles alimentaires non-spécifiés et l'hyperphagie boulimique demeurent méconnus et s'attaquent à plus d'individus qu'on ne le croit.

Qu'on s'entende ici: je ne suis pas spécialiste du diagnostique de ces maladies, ni de leur traitement. J'ai beau avoir un titre (nutritionniste) et trois lettre à la fin de mon nom (Dt.P.), cela ne fait pas en sorte que je sois à l'abri des TA. Au contraire, j'ai orienté ma carrière dans le domaine alimentaire parce que la "bouffe" est une passion (et, parfois, obsession...) On s'amuse souvent à me dire que je n'aime que la chou vert et le tofu. On me taquine gentiment avec mes airs de fille "à salade" et mon dédain potentiel des aliments gras et frits. Pourtant, j'adore les desserts et j'apprécie les aliments frits de temps à autres. Mais ce que vous ne savez pas, c'est qu'il s'agit d'un défi mental à chaque fois que j'en mange. Ce n'est pas parce que je suis "grano" ou que je veux être "parfaite" que je mange des légumes. C'est parce que j'ai peur de nuire à mon corps si je mange trop de friture. C'est parce qu'après avoir mangé du dessert, je me sens mal. Pas juste coupable. Mais "sale" par en-dedans.

Évidemment, tout ça ne paraît pas. C'est un processus interne duquel je parle ouvertement ici (et pas à chaque fois que je suis à table avec des gens, imaginez !) parce que je n'ai pas honte d'affirmer que je suis née dans un TA. Et y'a des jours où ça va bien. Très bien: j'écoute ma faim, je mange de tout, j'ai du plaisir... Mais y'a d'autres jours (souvent lorsque je ne peux pas "contrôler" ce que je mange) où ça va mal. Très mal : je pleure parce que je ne m'aime pas. Je vois des photos de moi des années antérieures, je me compare et je me dis "Tu ne t'aimais pas à cette époque, et pourtant, aujourd'hui, tu préfères celle que tu étais à celle que tu es maintenant".

Ça prendra peut-être 3 ans, 10 ans, 20 ans avant de ne plus ressentir aucune culpabilité alimentaire. Chose certaine, en étant conscient de ce problème, ce sera beaucoup plus facile d'y remédier. Depuis que j'assume pleinement cette problématique, j'en parle aux gens autour de moi. Je les sensibilise. Je conscientise mes "pensées obsessionnelles": "Voyons, si tu as faim, mange!" prend de plus en plus de place au profit des "Je ne devrais pas..." J'éprouve du plaisir à cuisiner, à développer des recettes, à "jouer" avec les aliments. Parfois, je les aime tellement qu'après une seule bouchée, je n'ai plus besoin d'en manger.

Parlant de ça... Je pense que la chose la plus difficile pour moi (et ça fait partie de la partie émotionnelle liée aux TA) c'est d'ignorer l'opinion des gens. Souvent, quand je ne termine pas mon assiette parce que j'écoute ma faim, j'ai peur que les gens me jugent. Qu'ils se disent "Bon, on sait bien, la p'tite grano qui fait attention et qui veut être parfaite". Ce genre de réflexion complètement inutile, qu'on se l'avoue, me pousse souvent à manger au-delà de ma faim réelle.

À tous: pour moi, avoir du plaisir à manger, ce n'est pas m'empiffrer, terminer mon assiette, saliver à l'idée d'un foie gras ou dévorer un dessert jusqu'à la dernière miette. Tous les goûts sont dans la nature. Et j'ai le droit de ne pas aimer des aliments. J'ai le droit de laisser la moitié de mon assiette si je suis satisfaite. Ce n'est pas parce que je ne suis pas gourmande à tout coup que je n'aime pas la nourriture. Je n'aime juste pas la sensation d'avoir trop mangé. C'est tout ! En revanche, sachez que je ne vous jugerai jamais de dévorer une grosse assiette de viande et d'adorer les fromages bien crémeux. J'en cuisinerai même pour vous, sans problème ;-)

Vous dire ceci me fait le plus grand bien, car ça me prouve que depuis toutes ces années j'ai cheminé. J'assume mon TA, mais j'assume aussi mon amour de la nourriture, à petites doses... Que ça vous plaise ou pas  !

Mise en garde:
Je ne veux pas que ce récit fasse en sorte que vous ayez pitié de moi. Et je ne veux pas non plus que vous pensiez que je m'empêche de vivre, de sortir, de manger ou de dormir la nuit parce que cette obsession prend toute la place. Je suis heureuse, sachez-le. Ça fait juste du bien d'avoir une occasion de parler ouvertement de cette problématique. Ça me remplit intérieurement de savoir que peut-être, en me lisant, vous vous reconnaîtrez et affirmerez, vous aussi, votre TA.  Mon plus grand souhait est le suivant : ne vous cachez pas derrière votre TA. Vivez-le. Acceptez-le. Grandissez avec lui, et non CONTRE lui.

samedi 4 février 2017

Topinambour, porc et morille du Québec au menu !


Quand on a vraiment le goût de cuisiner, on se lance en cuisine avec des produits qu'on n'a peut-être jamais apprêtés. Ça fait deux fois que je cuisine avec le topinambour, mais c'était une première pour la morille. Je pense que c'est un repas digne de votre prochain souper de Valentin. Il est la preuve que santé et gourmandise peuvent faire bon ménage !

(p.s.: pardonnez-moi pour la photo du plat peu soignée. J'ai voulu conserver une portion pour en faire une belle photo le lendemain, à la lumière du jour. Mais j'ai un gourmand qui a mangé les surplus pour déjeuner...😂😂😂)

Filet de porc sauce à la moutarde, ail et morille
(accompagné de topinambour et choux de Bruxelles grillés au chorizo)




Rendement : 5 à 6 portions
Temps de préparation: 40 minutes
Temps de cuisson : 35 minutes


Ingrédients 

Porc et légumes
- 1 filet de porc*
- Sel et poivre, au goût
- Assaisonnements à l'italienne
- 1 c. à soupe d'huile de tournesol
- 1c. à soupe de moutarde Dijon

- 350 g de topinambour, coupé en fines rondelles
- 350 g de choux de Bruxelles, coupés en deux
-1/2 tasse de chorizo en dés

Sauce
- 1 sac de morilles déshydratées, réhydratées
- 1c. à soupe d'huile d'olive
- Sel et poivre, au goût
- 1/2 tasse de vin blanc
- 3/4 tasse de bouillon de poulet
- 2 traits de sauce Worcestershire
- 2c. à soupe de moutarde Dijon
- 1 grosse gousse d'ail haché
- 1c. à soupe de cassonade
- 2c. à thé de fécule de maïs

*J'ai utilisé un filet de porc biologique, gracieuseté de Mon épicier bio.

Préparation

1. Retirer le filet de porc de l'emballage et bien l'éponger.
2. Assaisonner le filet avec les assaisonnements, le sel et le poivre, sur tous les côtés.
3. Saisir le filet dans une grande poêle huilée pendant 3 minutes de chaque côté.
4. Retirer le filet de la poêle. Le mettre dans un plat allant au four et le badigeonner de moutarde. Réserver.
5. Ajouter le topinambour et les choux de Bruxelles dans la poêle ayant servi à faire cuire le porc.
6. Faire revenir environ 5 minutes, jusqu'à ce que le topinambour soit doré.
7. Ajouter le chorizo. Faire revenir 2-3 minutes de plus.
8. Verser les légumes dans le même plat que le filet de porc.
9. Faites cuire au four à 375 F pendant environ 20 minutes, ou jusqu'à ce que la température interne du porc atteigne 63 C.

10. Pendant que le porc cuit, préparer la sauce.
11. Hacher les morilles. Les faire revenir dans la même poêle avec l'huile pendant environ 2-3 minutes. Saler et poivrer.
12. Déglacer avec le vin blanc. Laisser réduire jusqu'à ce qu'il reste environ 3c. à soupe de liquide.
13. Pendant que le vin réduit, mélanger le bouillon de poulet, la sauce Worcestershire, la moutarde, l'ail, la cassonade et la fécule.
14. Verser le mélanger de bouillon dans la poêle avec les morilles. Amener à ébullition pour provoquer l'épaississement de la sauce.
15. Goûter et ajuster l'assaisonnement au besoin.

16. Une fois que le porc a atteint sa température interne, le sortir du four et l'emballer dans un papier aluminium pendant 10 minutes pour le laisser reposer. Remettre les légumes au four pendant ce temps.
17. Couper des tranches de porc, les déposer dans l'assiette. Les arroser de sauce et servir avec les légumes en accompagnement.

*Astuce goût: ajouter un peu du liquide de trempage des morilles à vos légumes ou à votre sauce pour rehausser son goût.